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[Actualité] Article de Clive Bell sur la musique d’Ostad Elahi dans The Wire

Le musicien, compositeur et écrivain Clive Bell consacre sa colonne de novembre dans le magazine musical britannique The Wire à la musique d’Ostad Elahi et à l’exposition présentée actuellement au Metropolitan Museum de New York, « Le luth sacré : l’art d’Ostad Elahi ».

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Ces petites choses qui changent tout

Par , le 10 Nov 2014, dans la catégorie Articles

Dans son livre portant sur l’estime de soi, Christophe André [1] cite un certain nombre d’études de psychologie sociale montrant que nous nous sentons pour la plupart légèrement supérieurs à la moyenne, quel que soit le domaine considéré : nous nous sentons un peu plus compétents et un peu plus intelligents que les autres, ou encore, nous avons l’impression d’avoir meilleur goût. « Sur l’ensemble de ce genre d’études, conclut-il, 67 à 96% des personnes se surévaluent par rapport à leurs pairs. Et cela en toute inconscience… »

Ce qui est vrai pour les compétences professionnelles ou le goût l’est aussi et peut-être même plus pour les qualités que nous nous attribuons sur le plan éthique. Car si nous pouvons éventuellement nourrir des complexes d’infériorité sur notre physique, sur notre culture ou notre intelligence, il est rare que nous ayons les mêmes doutes sur notre valeur morale. Nous ne nous ressentons certes pas comme parfaits, loin de nous cette idée, mais dans l’ensemble, nous avons l’impression que nous nous comportons plutôt mieux que les autres. S’il fallait diviser le monde entre les « gens bien » et les autres, il y a fort à parier que la plupart d’entre nous se placerait tout naturellement dans la première catégorie.

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« Il faut penser à l’autre monde »

Par , le 19 Oct 2014, dans la catégorie Articles

Il y a quarante ans, le 19 octobre 1974 à 11 heures du matin, Ostad Elahi quittait ce monde. Cependant, pour ceux qui connaissent les principes de son enseignement, ce jour n’a pas à être un jour de deuil : « On doit se réjouir pour ceux qui quittent ce monde, disait-il. Bien sûr, la douleur de la séparation fait partie de la nature humaine, mais il faut dominer sa nature. Tôt ou tard, nous les rejoindrons et nous nous retrouverons tous ensemble pour toujours. C’est donc une erreur de pleurer pour ces quelques jours de séparation alors qu’on sait qu’ils sont partis pour un monde meilleur. » (Paroles de Vérité, parole n°400) Lire la suite

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Du nouveau sur le front de la vie (après la mort)

Par , le 11 Oct 2014, dans la catégorie Articles

Une équipe de chercheurs en médecine dirigée par le Dr. Sam Parnia vient de faire paraître, dans la très sérieuse revue Resuscitation consacrée à la réanimation médicale, les résultats d’une vaste étude internationale menée sous les auspices de l’Université de Southampton (Grande Bretagne) auprès de 2060 patients victimes d’arrêt cardiaque. Les cas les plus troublants concernent les témoignages, très nombreux, de personnes en état de « mort cérébrale » mais capables, une fois réanimées, de rapporter des états de conscience et même des perceptions ayant eu lieu dans l’intervalle temporel où elles se trouvaient suspendues entre la vie et la mort. Le cas spectaculaire d’Eben Alexander a récemment été évoqué ici-même. Cette expérience n’est donc pas isolée, et ses ressorts sont maintenant mieux compris. D’après l’article publié par Resuscitation, la présence d’une expérience consciente a même pu être attestée dans un cas en l’absence de tout signe clinique d’activité cérébrale. Lire la suite

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[Actualité] Nouveau CD « Le luth sacré : l’art d’Ostad Elahi » présenté sur WNYC

New Sounds logo

 

Un extrait du nouveau CD-livre commémoratif publié par le Metropolitan Museum of Art de New York et Harmonia Mundi à l’occasion de l’exposition « Le luth sacré : l’art d’Ostad Elahi » est présenté par John Schaefer dans son émission New Sounds du 30 septembre 2014 (épisode 3643), sur la radio publique new-yorkaise WNYC.

➤ Écouter l’émission en anglais [extrait relatif au CD « Le luth sacré : l’art d’Ostad Elahi » : 21:20 – 31:40] :
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« Se relier au Divin » : un nouveau TP sur OstadElahi inPractice

« Qu’est-ce que la prière ? À quoi sert-elle ? Quel rôle joue-t-elle dans une démarche de perfectionnement spirituel ? Quelles sont les conditions à respecter pour profiter au mieux de ses bienfaits ? Ce travail pratique (TP) a pour objet de mieux connaître le but, les effets et les conditions de la prière et de vous aider à intégrer une pratique de la prière à votre quotidien. »

Voici le descriptif du tout nouveau TP proposé par le site OstadElahi inPractice, une plate-forme dédiée à l’organisation de la pratique éthique et spirituelle dont nous nous faisions l’écho lors de sa mise en ligne en juillet. Lire la suite

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Ostad Elahi : l’humanité en acte

Par , le 11 Sep 2014, dans la catégorie Articles

« De l’avis de ceux qui l’ont rencontré de son vivant, il était l’incarnation même de l’éthique et de la Vérité. » C’est en ces termes que Bahram Elahi évoque la mémoire de son père, dans une note de l’introduction du recueil Paroles de Vérité (Albin Michel, 2014, p. 10). À l’occasion du 119e anniversaire de la naissance d’Ostad Elahi, trois anecdotes tirées de cet ouvrage permettront de se faire une idée concrète de ce que signifie, dans le quotidien d’une existence, l’humanité en acte. Lire la suite

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Dilemme éthique sur Tripadvisor : quel est votre avis ?

Par , le 21 Août 2014, dans la catégorie Pratiques

Lisez cette anecdote, envoyée par l’un de nos lecteurs, répondez au deux questions du sondage et partagez vos commentaires !

Précisons d’emblée qu’il ne s’agit ici en aucun cas de chercher de réponse qui soit « juste » ou « fausse » de manière absolue : la réalité est bien trop complexe pour être si simplement résumée… Si le cas pratique proposé est réel, l’exercice lui est virtuel, le sondage étant rédigé uniquement dans le but de favoriser la réflexion et l’échange.

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[Actualité] « Le luth sacré : l’art d’Ostad Elahi » au Metropolitan Museum de New York

Une exposition consacrée à l’héritage musical d’Ostad Elahi s’ouvre cette semaine à New York, au Metropolitan Museum of Art : The Sacred Lute : the Art of Ostad Elahi. Voici une traduction du communiqué disponible sur les pages web du MET.

L’exposition se tiendra du 5 août 2014 au 11 janvier 2015. Lieu de l’exposition : The Hagop Kevorkian Fund Special Exhibition Gallery, Metropolitan Museum of Art

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[Actualité] Entretien sur RFI autour de Paroles de Vérité

Par , le 28 Juil 2014, dans la catégorie Articles

Reçue par Geneviève Delrue dans l’émission « Religions du monde » du 27 juillet 2014, Leili Anvar, spécialiste de la littérature mystique en langue persane, invite les auditeurs de RFI à découvrir la personnalité et l’enseignement d’Ostad Elahi à travers l’ouvrage Paroles de Vérité, publié chez Albin Michel en février 2014, dont elle est la traductrice.

➤ Une émission en deux parties à (ré)écouter : ici.

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OstadElahi inPractice : un nouvel outil pour la pratique éthique et spirituelle

Par , le 6 Juil 2014, dans la catégorie Articles

Dans tous les domaines, il ne peut y avoir de progrès réel que si la théorie est mise en pratique de manière répétée. Le domaine de l’éthique et de la spiritualité n’échappe pas à cette règle. Comme on a souvent pu le lire sur e-ostadelahi.fr, ce n’est qu’en assimilant les principes éthiques et spirituels par leur mise en pratique qu’on peut transformer son être. Mais passer de la théorie à la pratique n’est pas toujours aisé. Il faut certes de la motivation, mais également de la méthode et des outils appropriés. C’est ce qui a motivé la conception de ce nouveau site, axé sur la pratique spirituelle : ostadelahi-inpractice.com, que nous avons eu la chance de pouvoir tester pour vous en avant-première. Et disons-le d’emblée, l’expérience est très concluante !

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Enquête e-ostadelahi.fr

Par , le 4 Juil 2014, dans la catégorie Articles

Le site e-ostadelahi.fr cherche, lui aussi, à se perfectionner ! Vous pouvez contribuer à son évolution en prenant le temps de répondre à une enquête-qualité sous la forme de ce questionnaire en ligne :

→ Enquête ←

Merci pour votre participation !

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Une spiritualité sans ascèse est-elle possible ?

Par , le 12 Mai 2014, dans la catégorie Articles

Les discours spirituels en vogue mettent volontiers en avant la nécessité d’un développement complet et harmonieux de la personne humaine, intégrant toutes les dimensions de l’existence. Mais dans l’esprit de la plupart de nos contemporains, l’idée de vie spirituelle demeure associée aux contraintes d’une discipline religieuse, et donc aussi aux notions de renoncement et de privation, sinon de souffrance. On se dit que la vie spirituelle ne peut être que réservée à une élite, à une humanité hors du commun, capable d’endurer les rigueurs de l’ascèse, à l’image des moines ou des fakirs. Cette vision des choses doit beaucoup à une certaine interprétation du mysticisme : la spiritualité, en tournant l’homme vers l’esprit, le détournerait nécessairement du corps ; pire même, elle verrait dans le corps un ennemi, un élément étranger dont il conviendrait de se défaire pour que l’âme puisse atteindre la connaissance. Lire la suite

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Le Dieu inconscient : à propos de Viktor Frankl

Par , le 14 Avr 2014, dans la catégorie Lectures

Viktor E. Frankl, Le Dieu inconscient – Psychothérapie et religion, trad. G. Ferraci, postface de G.-E. Sarfati, Interéditions, 2012.

Malgré une notoriété internationale, Viktor E. Frankl reste relativement peu connu en France. Professeur de neurologie et de psychiatrie né en 1905 à Vienne et décédé dans cette même ville en 1997, rescapé juif des camps nazis, il est le fondateur d’une approche psychologique et psychiatrique, la logothérapie, Troisième Ecole Viennoise, qui a révolutionné la psychothérapie. Pour lui, au-delà de la pulsion sexuelle (Freud) et de la volonté de puissance (Adler), la quête de l’homme, être essentiellement spirituel, est avant tout celle du sens.

Cet ouvrage, paru en allemand à Vienne en 1948, est constitué de sept chapitres initiaux auxquels se sont ajoutés cinq chapitres liés à ses recherches ultérieures et c’est ce livre augmenté qui a été publié en 2012 dans une nouvelle traduction et une postface de George Elia Sarfati, professeur des universités et président de l’Association française d’analyse existentielle et de logothérapie Viktor Frankl. Lire la suite

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La vie de couple, un laboratoire pour l’éthique ?

Par , le 1 Avr 2014, dans la catégorie Pratiques

La vie de famille a ses charmes et ses contrariétés, et ceci est encore plus sensible au sein du couple. Le cas pratique « Charles et Nelly » en donne un aperçu que vous êtes nombreux à avoir commenté. Et si cette vie commune devenait, pour chacun des partenaires, une sorte de laboratoire éthique ? Telle est l’idée suggérée par le texte qui suit. Pour développer son hypothèse, l’auteur revient, au passage, sur les conditions de mise en œuvre d’une pratique éthique, ainsi que sur les modes opératoires propres au « soi impérieux » d’après Ostad Elahi. En contrepoint, une petite enquête vous invite à prolonger la réflexion en vous appuyant sur votre expérience personnelle. Lire la suite

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[ Actualité ] Ostad Elahi sur France Culture

Par , le 17 Mar 2014, dans la catégorie Articles

Ce mardi, 18 mars 2014, à 15 heures, Leili Anvar, spécialiste de littérature persane, journaliste, traductrice et enseignante à l’INALCO, sera l’invitée de Marie-Hélène Fraïssé dans l’émission “Tout un monde” sur France Culture, pour discuter de musique et de mystique persane, et plus particulièrement de la personnalité et de l’apport unique d’Ostad Elahi sur ces questions.

➤ Plus d’informations : ici.

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Médecine de l’âme, extrait – Les conditions de la pratique éthique

Les conditions de la pratique des principes éthiques originels, pp. 41-43

Lorsque l’on a trouvé les principes éthiques originels adaptés a son temps, il reste à les mettre en pratique, car c’est en pratiquant que l’on se nourrit et qu’on les assimile. Une alimentation saine, qu’elle soit physique ou spirituelle, doit répondre à certains critères. Pour l’organisme physique, il faut par exemple qu’elle soit variée et équilibrée. De la même façon, pour avoir un effet positif sur l’organisme spirituel, la pratique d’un principe éthique originel doit obéir aux règles suivantes :

a) Elle doit être itérative : seule la pratique répétée, persévérée, d’un principe éthique permet de le fixer dans notre substance spirituelle et d’en faire une habitude, une seconde nature. Ce n’est pas en se forçant une ou deux fois à être généreux, par exemple, que l’on peut acquérir la vertu de générosité; il faut s’y contraindre de manière répétée.

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Principes éthiques : quelques conditions d’une pratique efficace

Cette mise au point fait suite au billet « L’éthique en situation difficile : quel est votre avis ? », qui proposait une réflexion sous la forme d’un cas pratique accompagné d’un sondage — un sondage auquel vous pouvez encore participer si vous ne l’avez pas déjà fait, avant de poursuivre ici votre lecture. Quelques mots pour commencer sur les résultats de ce sondage : dans l’édition française du site comme dans son édition anglaise, c’est la réponse e (Il n’y a fondamentalement pas de différence entre apporter son aide à autrui et consacrer du temps à son conjoint : Charles aurait pu réserver l’exclusivité de sa soirée à son épouse tout en restant dans la pratique de l’éthique), qui arrive très nettement en tête, suivie de la proposition b pour l’édition française (Chacun devrait privilégier le bien être de son conjoint, le préférer à celui des autres et même au sien propre), et de la proposition a pour l’édition anglaise (Les efforts de générosité s’accompagnent nécessairement d’obstacles qu’il faut savoir surmonter pour progresser : Charles aurait dû s’attendre à cette opposition de Nelly et mieux se préparer pour passer l’épreuve sans conflit). Lire la suite

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Hommage à Hadj Nemat

Par , le 28 Fév 2014, dans la catégorie Articles

Le 28 février 1920 s’éteignait Hadj Nemat, le père d’Ostad Elahi. Deux documents célèbrent ici la mémoire de ce grand spirituel qui fut aussi un poète mystique inspiré. L’hommage musical conçu par Renaud Garcia-Fons et Claire Antonini sur la base d’une composition d’Hadj Nemat (le « Monajat ») a été enregistré en public à la Maison de Radio France le 25 février dernier. « Infidélité du monde », le poème consacré par Hadj Nemat au thème de l’impermanence régnant dans les affaires humaines, est un des chefs-d’œuvre du Livre des Rois de la Vérité. Nous en republions un extrait dans une traduction de Leili Anvar.

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L’éthique en situation difficile : quel est votre avis ?

Par , le 24 Fév 2014, dans la catégorie Pratiques

Lisez cette anecdote, répondez au deux questions du sondage et partagez vos commentaires durant les 15 prochains jours ! Le 9 mars sera publié sur e-ostadelahi.fr un article qui synthétisera plusieurs des notions abordées dans cette réflexion et proposera des recommandations de bonne pratique.

Précisons d’emblée qu’il ne faudra en aucun cas chercher ici de réponse qui soit « juste » ou « fausse » de manière absolue : la réalité est bien trop complexe pour être si simplement résumée … Il s’agit ici d’un exercice virtuel, d’un « cas clinique » caricatural et d’un sondage rédigés uniquement dans le but de favoriser la réflexion et l’échange.

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Ostad Elahi, « Paroles de Vérité »

Paroles de Vérité, témoignage vivant de l’enseignement spirituel d’Ostad Elahi, était demeuré jusqu’à présent inédit en français. L’ouvrage, un recueil d’extraits choisis et rassemblés par son fils Bahram Elahi, est enfin disponible (Albin Michel, collection « Spiritualités vivantes », n°276) grâce à la traduction de Leili Anvar, spécialiste de littérature persane et maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisation orientales.

L’entretien qu’elle a accordé à e-ostadelahi.fr donne une idée de la tonalité et de la richesse de contenu d’un recueil qui livre dans une forme simple et directe le fruit d’une vie entière de réflexion et d’expérimentation personnelles sur ce qui constitue la quintessence de la spiritualité. Dans un premier volet, Leili Anvar revient sur les circonstances dans lesquelles l’ouvrage a été conçu et sur le style singulier de l’enseignement oral d’Ostad Elahi. Dans un second volet, elle aborde quelques-uns de ses thèmes directeurs : l’attention, la nécessité d’une confrontation au monde et aux autres, les fondements de l’éthique et les vertus du détachement.

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Un orteil enflé pour une meilleure connaissance de soi

Par , le 13 Jan 2014, dans la catégorie Pratiques

Où l’on voit qu’une pulsion d’achat peut recouvrir des intentions peu avouables, et qu’un orteil enflé peut être une bonne incitation à l’introspection.

Définition de la frime : prendre une attitude feinte, assurée, pour faire illusion. Faire l’important pour épater quelqu’un.

Cette définition explique assez bien pourquoi il m’a semblé important de lutter contre ce défaut caractériel qu’est la frime. Il me paraît contraire à la dignité humaine à différents égards, principalement du fait qu’il me procure un plaisir psychique au détriment d’autrui. Pour cette raison simple, j’avais décidé de renoncer à au moins un plaisir psychique par jour lié à la frime.

« Il fallait donc que je creuse une question simple : pourquoi cela m’était-il arrivé ? »

Pendant les soldes, je me suis acheté une paire de chaussures de luxe. La justification « rationnelle » de mon acte fut la suivante « c’est bien soldé, c’est une bonne affaire ». Or, il s’est avéré qu’elles m’ont fait si mal aux pieds que mon gros orteil s’est infecté au point que, pendant plusieurs jours, j’ai eu de la peine à marcher. D’un bien ardemment désiré, elles se sont transformées en une vulgaire paire de savates génératrices d’une certaine amertume.

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La prière : six personnalités témoignent. Et vous ?

Qu’est-ce que la prière ? Quelle fonction remplit-elle dans nos vies et comment s’y adonne-t-on ? E-ostadelahi.fr s’est fondé sur des entretiens réalisés auprès de six personnalités pour extraire quelques questions sur ce thème. Acteur, prêtre, intellectuel ou danseur, chacun y répond dans ses mots.

À la suite de cette vidéo, vous pourrez vous aussi définir la signification personnelle que vous attachez à la prière, en répondant à une petite enquête. Lire la suite

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Ostad Elahi à l’honneur à l’Académie des Sciences morales et politiques

Par , le 8 Déc 2013, dans la catégorie Articles

Le Prix Bordin de l’Académie des Sciences morales et politiques vient d’être décerné à Soudabeh Marin, enseignante et chercheur à l’Université de Paris Ouest Nanterre la Défense, pour son ouvrage en deux volumes consacré à Ostad Elahi.

Une étude « absolument remarquable » selon Joëlle le Morzellec, Recteur d’Académie et Professeur émérite à l’Université Paris-Sud XI : « Dans son approche de la tradition et de la modernité, en Iran, Ostad Elahi aura participé activement à l’évolution du droit au Moyen-Orient, dans le sens de l’universalité des lois fondamentales qui régissent l’humanité. » (Joëlle le Morzellec, Recensions de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer, lire la recension complète). Lire la suite

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L’amour-propre aux mille visages : La Rochefoucauld

Un précédent article (La Rochefoucauld, déconstructeur du soi impérieux) avait évoqué la finesse dont le moraliste du XVIIe siècle faisait preuve dans son analyse des caractéristiques de l’amour-propre. À travers ces maximes, dont un florilège était donné à la suite de l’article, on reconnaissait un certain nombre des multiples visages du soi impérieux. Si les maximes de La Rochefoucauld constituent une sorte de définition extensive (les manifestations) de l’amour-propre, il en manquait cependant une description générale, à la fois exhaustive et concentrée. Celle-ci existe. Elle était en fait la première maxime de l’édition de 1665, supprimée par La Rochefoucauld dès la seconde édition des Maximes en 1666. La voici dans son intégralité.

L’amour-propre est l’amour de soi-même, et de toutes choses pour soi ; il rend les hommes idolâtres d’eux-mêmes, et les rendrait les tyrans des autres si la fortune leur en donnait les moyens ; il ne se repose jamais hors de soi, et ne s’arrête dans les sujets étrangers que comme les abeilles sur les fleurs, pour en tirer ce qui lui est propre. Rien n’est si impétueux que ses désirs, rien de si caché que ses desseins, rien de si habile que ses conduites ; ses souplesses ne se peuvent représenter, ses transformations passent celles des métamorphoses, et ses raffinements ceux de la chimie. Lire la suite

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Altruisme imaginaire, égoïsme réel

Par , le 11 Nov 2013, dans la catégorie Pratiques

« La nature de l’amour propre et de ce moi humain est de n’aimer que soi et de ne considérer que soi. » (Blaise Pascal, Pensées)

Récemment, j’ai été confronté à une succession de désagréments. D’abord, ce jeune homme qui me bouscule en entrant dans le métro ; ensuite, ce collègue qui me demande de bien vouloir achever son travail au moment où il s’apprête à quitter le bureau ; ou encore, ces autres collègues qui ne cessent de me déranger au milieu d’une tâche importante en me posant toujours la même question à laquelle je ne sais quoi répondre… Cette série d’incidents étalés sur une durée de deux jours m’a mis dans un état d’énervement et de mauvaise humeur que je ne m’étais jamais connu jusqu’alors. Lire la suite

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La recherche du divin : conférence de B. Elahi – extrait 2

Si la spiritualité naturelle accorde une fonction centrale à la raison, elle reconnaît en même temps toute la valeur des émotions positives dans le processus de perfectionnement.

Dans cette séquence de questions-réponses concluant une conférence de novembre 2011 à la Sorbonne, Bahram Elahi aborde cette dimension subjective ou vécue de la connaissance de soi. Il évoque l’émotion spécifique qui accompagne la relation de l’homme au divin et à la Vérité, mais aussi la joie sans égale, à la fois forte, légère et profonde, que procure la compréhension des vérités divines réelles. Lire la suite

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Eben Alexander : un neurochirurgien raconte sa propre expérience de mort imminente

Par , le 1 Oct 2013, dans la catégorie Lectures

Dr Eben Alexander, La preuve du Paradis ou Voyage d’un neurochirurgien dans l’après-vie…, Guy Trédaniel éditeur, 2013.

Le 10 novembre 2008, le Docteur Eben Alexander, neurochirurgien et chercheur de renommée internationale, ayant enseigné notamment à la Faculté de médecine de Harvard et en exercice dans les plus grands hôpitaux américains, est plongé dans un coma qui se prolongera durant sept jours.

La cause en sera diagnostiquée quelques jours plus tard ; il s’agit d’une maladie rare puisque moins d’un adulte sur 10 millions la contracte spontanément chaque année, à savoir une méningite liée à la bactérie Escherichia coli.

Il est probable que le docteur Alexander avait été contaminé quelque mois auparavant lors d’une visite au Centre Médical de Tel Aviv, en Israël, où le docteur s’était rendu afin de coordonner un programme de recherche sur la chirurgie du cerveau par ultrasons. Lire la suite

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L’art unique d’Ostad Elahi (1895-1974)

Par , le 10 Sep 2013, dans la catégorie Lectures

Dans son ouvrage consacré à la musique d’Ostad Elahi, L’Âme des sons (Éditions du Relié, 2001), Jean During étudiait le processus par lequel les formes traditionnelles d’une musique sacrée pouvaient être transcendées sans être dénaturées, et conquérir ainsi une dimension universelle au sein même de leur singularité. L’anthropologue Laurent Aubert, qui fut longtemps conservateur au Musée d’ethnographie de Genève, a publié en 2002 une recension du livre dans les Cahiers d’ethnomusicologie. Spécialiste des phénomènes de migration musicale dans le contexte de la globalisation culturelle, il était particulièrement bien placé pour apprécier les enjeux de cette monographie, mais aussi pour témoigner de son intérêt méthodologique. Car devant une musique spirituelle aussi intensément habitée que celle d’Ostad, la question qui se pose au savant est de savoir comment trouver la juste distance entre l’engagement personnel et l’objectivité scientifique.

Source : Laurent Aubert, « Jean DURING : L’âme des sons. L’art unique d’Ostad Elahi (1895-1974) », Cahiers d’ethnomusicologie, 15, 2002, p. 195-197. Lire la suite

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Les conditions de la prière

Par , le 15 Juil 2013, dans la catégorie Ressources,Ressources - Extraits d'ouvrages

Qu’est-ce que la prière ? Quelle est sa fonction dans le travail de perfectionnement spirituel et quelle disposition intérieure requiert-elle ? C’est entre autres à ces questions que répond Bahram Elahi dans le chapitre 29 de La Voie de la perfection consacré à la prière. Nous en publions ici un extrait.

Dans ta prière, imagine-Le comme une personne en face de toi, il te sera alors plus facile d’avoir l’esprit présent à ce que tu dis.

Même lorsqu’il a la foi, l’homme oublie le Divin, sauf quand il est dans le besoin ou la détresse. Le but de la prière est de parer à cet oubli et de garder le contact avec Lui. La prière dirige vers Dieu le « capteur » de celui qui prie et lui permet ainsi de capter Son énergie. L’énergie divine[1] est une « panacée » pour tous les maux, particulièrement pour les maux de l’âme : elle vivifie l’âme céleste, la clarifie, la rend plus rayonnante, et surtout l’empêche de sombrer dans la négligence et l’inconscience.

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Qu’est-ce qu’une spiritualité naturelle ? (extrait n°2)

Que faut-il entendre par une spiritualité « naturelle » ? Quelle place y tient la nature, mais aussi la raison qui nous définit comme êtres rationnels ? Telles sont quelques unes des questions formulées par Elie During, philosophe et maître de conférences à l’Université de Paris Ouest – Nanterre, dans un article publié dans les actes du colloque « Spirituel et Rationnel : les alliances paradoxales » organisé en septembre 2010 par la Fondation Ostad Elahi sous l’égide de l’Académie des Sciences morales et politiques.

Nous en publions ici un 2e extrait, centré sur la doctrine du perfectionnement spirituel. L’auteur resitue la pensée d’Ostad Elahi dans le cadre d’une tradition métaphysique qui définit l’être comme essentiellement perfectible. Éthique et spiritualité se rejoignent ainsi autour du principe selon lequel toute réalité, à commencer par celle du moi, admet différents degrés de réalisation.

Source : Extrait de Elie During, « Qu’est-ce qu’une spiritualité naturelle ? », in Spirituel et Rationnel : les alliances paradoxales, Paris, L’Harmattan, 2011, p. 142-152 (droits réservés). Lire la suite

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À qui confier mon libre arbitre ?

Par , le 8 Juin 2013, dans la catégorie Pratiques

L’homme est doué de libre arbitre. Cette distinction exceptionnelle lui permet de prétendre à atteindre le but ultime pour lequel il a été créé : la Perfection. Encore faut-il qu’il l’utilise à bon escient lorsque, au quotidien, dans le contexte familial, professionnel, etc., il doit faire des choix. Dans la perspective de ce but spirituel, une question pratique que chacun devrait se poser à tout moment est « de quelle façon et à quelle fin vais-je utiliser mon libre arbitre ? »

– Vais-je l’utiliser pour satisfaire mes intérêts personnels, dans une démarche purement égoïste ? Dans ce cas, c’est comme si j’avais confié mon libre arbitre à mon ego, toutes mes décisions étant prises sans me soucier ni de l’enjeu spirituel de la situation ni de mon but véritable.

– Ou au contraire, vais-je l’utiliser pour accomplir mon devoir spirituel : pratiquer l’éthique par devoir humain et pour la recherche du contentement divin, afin de nourrir mon âme et la faire progresser sur le parcours du perfectionnement spirituel ? Dans ce cas, je suis pleinement maître de mes choix, car au moment de prendre une décision, je tiens compte des aspirations de mon Moi véritable, et j’ai conscience des enjeux matériel et spirituel de la situation.

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Regards sur le courage

Par , le 18 Mai 2013, dans la catégorie Articles

S’il est une qualité que la vie éthique requiert au premier chef, c’est sans nul doute celle du courage, ce courage qu’Aristote considérait comme « la première des qualités humaines, car elle garantit toutes les autres ».

Et, en effet, combien de bonnes intentions ne se sont-elles pas fracassées devant la peur de s’exposer, de rompre le lien qui nous liait aux autres ! Combien d’ambitieux programmes annoncés ou longuement médités ne se sont-ils pas émoussés, érodés à force de lassitude ! Car le courage est tout cela à la fois : geste inaugural du commencement, domination de la peur de s’exposer, affirmation spontanée de sa liberté mais également fidélité continuée à ce mouvement premier, traversée solitaire dans la lutte contre le découragement.

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La négligence

Par , le 28 Avr 2013, dans la catégorie Pratiques

Il est probable que si l’on nous posait la question : « faites-vous preuve de négligence ? », on serait tenté d’acquiescer, car le contraire risquerait d’être perçu comme le signe d’une certaine suffisance. Par contre, si l’on nous demandait : « mais sur quels aspects faites-vous preuve de négligence ? », les choses se compliqueraient sérieusement. En effet, comment déceler ce sur quoi il nous arrive d’être négligent et le degré de notre laisser aller (régulier/passager, léger/grave) puisque, par définition, provenant d’un défaut d’attention, notre négligence ne peut être perçue clairement et directement ? Ou bien, ce qui revient finalement au même, puisqu’on ne lui accorde aucune importance.

Certes, il peut arriver que la voix fluette de notre conscience morale se manifeste du fond de notre esprit au moment où nous nous apprêtons à faire acte de négligence. Mais elle risque fort de se trouver instantanément noyée dans le flot boueux et ininterrompu de nos pensées quasi automatiques, et de manquer d’énergie pour impulser de notre part un acte de volonté visant à contrecarrer cette négligence. Lire la suite

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Un médecin pas comme les autres (2ème partie)

La conscience peut-elle continuer à vivre, à sentir, à percevoir, chez une personne déclarée en état de mort cérébrale ? Médecin anesthésiste réanimateur, Jean-Jacques Charbonier en est convaincu depuis qu’un incident dont il a été témoin au cours d’un stage au SAMU lui a révélé le phénomène des expériences de mort imminente. Les cas qu’il a recueillis et présentés dans ses livres se comptent par centaines. Dans cet entretien vidéo dont la première partie peut être visionnée ici, ce médecin pas comme les autres évoque les raisons qui nous retiennent d’envisager rationnellement le fait que la conscience ne soit pas une simple sécrétion du cerveau ; il décrit l’impact de ses recherches sur ses convictions intimes touchant la mort et l’au-delà, sur sa relation à la vie et aux autres, sur la signification de la spiritualité. Du Dr. Jean-Jacques Charbonier, on pourra lire : Les Preuves scientifiques d’une Vie après la vie (2008), La Médecine face à l’au-delà (2010), et plus récemment, Les 7 bonnes raisons de croire à l’au-delà (2012). Lire la suite

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Selma et Louise

Par , le 18 Mar 2013, dans la catégorie Pratiques

Dans deux articles précédents, ici et ici, j’avais parlé des méthodes que j’avais testées pour approfondir ma connaissance de moi-même, des exemples très intéressants ont été également apportés dans les commentaires. Pour continuer dans ce sens, j’ai cette fois-ci observé les autres, non pas pour les messages indirects que je pourrais en retirer (voir ici), mais pour dégager quelques caractéristiques de leur comportement et les comparer ensuite avec mes propres caractéristiques. Je m’explique. Lire la suite

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Voici ce que j’espère de l’Arbitre Suprême…

Par , le 27 Fév 2013, dans la catégorie Articles

Le 28 février 1920 s’éteignait Hadj Nemat, le père d’Ostad Elahi. Pour célébrer la mémoire de ce grand spirituel qui fut aussi un poète mystique inspiré, il n’est pas inutile de revenir à ses mots. Résonances de l’âme, un site consacré au recueillement et à la prière, propose un extrait du Livre des Rois de la Vérité, l’œuvre maîtresse de Hadj Nemat. Il s’agit d’une oraison adressée à « l’Arbitre suprême ». Dans la vidéo qui accompagne le texte, on reconnaîtra la voix de Marie-Christine Barrault, sur une musique de Jean-Sébastien Bach.

Ceux qui le souhaitent pourront prolonger cette expérience en se rendant sur le site hadjnemat.com ; ils y trouveront réunis des éléments historiques et biographiques, mais aussi des documents photographiques et des témoignages relatifs à la vie et à l’œuvre de Hadj Nemat.

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Un médecin pas comme les autres (1ère partie)

La conscience peut-elle continuer à vivre, à sentir, à percevoir, chez une personne déclarée en état de mort cérébrale ? Médecin anesthésiste réanimateur, Jean-Jacques Charbonier en est convaincu depuis qu’un incident dont il a été témoin au cours d’un stage au SAMU lui a révélé le phénomène des expériences de mort imminente. Les cas qu’il a recueillis et présentés dans ses livres se comptent par centaines. Dans cette séquence vidéo, ce médecin pas comme les autres évoque les raisons qui nous retiennent d’envisager rationnellement le fait que la conscience ne soit pas une simple sécrétion du cerveau ; il décrit l’impact de ses recherches sur ses convictions intimes touchant la mort et l’au-delà, sur sa relation à la vie et aux autres, sur la signification de la spiritualité. Du Dr. Jean-Jacques Charbonier, on pourra lire : Les Preuves scientifiques d’une Vie après la vie (2008), La Médecine face à l’au-delà (2010), et plus récemment, Les 7 bonnes raisons de croire à l’au-delà (2012).

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Les deux niveaux de la religion

Dans cet extrait de La Voie de la perfection, Bahram Elahi explicite la distinction faite entre les deux niveaux, rituel et spirituel, de la religion. Au delà de la diversité des rituels, la religion y apparaît en son essence comme le moyen pour chaque homme de se relier à Dieu afin de parcourir son perfectionnement spirituel.

Toute religion révélée comporte deux niveaux : l’un extérieur, le niveau rituel, et l’autre intérieur, le niveau spirituel. La religion est en cela comparable à une amande protégée par sa coquille. L’objectif est de traverser la coquille pour obtenir l’amande. Cependant, il arrive qu’on ne voie que la coquille, sans soupçonner l’existence de l’amande. Le but essentiel de tous les grands messagers divins était de sensibiliser les hommes au niveau spirituel de la religion, le niveau rituel n’étant qu’une phase préparatoire. Lire la suite

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Jeu de miroirs

Par , le 30 Déc 2012, dans la catégorie Pratiques

Pour compléter et affiner mon autoportrait, j’avais décidé d’utiliser les autres comme miroir, autrement dit, observer le comportement des autres à mon égard et essayer d’en tirer des informations sur ce que je suis et des directions pour mon travail de perfectionnement spirituel. Ayant pris cette résolution, le matin, je me suis préparée pour aller au travail. J’ai sorti ma voiture du garage mais au moment de prendre la route, j’ai réalisé que j’avais oublié mon téléphone. J’ai laissé ma voiture en épi face au portail et j’ai foncé chercher mon téléphone. Quand je suis retournée à la voiture moins de deux minutes plus tard, j’ai aperçu la vieille dame grincheuse du quartier donner un grand coup de canne dans la jante de la roue avant. « C’est systématique, me suis-je dit, à chaque fois que je laisse la voiture deux minutes devant le portail, elle arrive comme par hasard et balance un coup de canne dedans ! » Cette fois-ci, mon sang n’a fait qu’un tour et je lui ai dit plutôt vertement ce que j’en pensais : « je ne reste jamais plus de deux minutes, il ne faut pas exagérer, c’est devant chez moi, etc. » Lire la suite

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La spiritualité in vivo : conférence de Bahram Elahi – extrait 1 (et suivants)

En matière de spiritualité, l’approche purement théorique des principes, coupée de la pratique, n’est pas seulement inefficace, elle constitue aussi un obstacle bien réel au progrès spirituel : celui de la suffisance ou du « supérioritisme » spirituel.

Le professeur Bahram Elahi en expose les raisons dans cet extrait d’une conférence prononcée en Sorbonne en novembre 2011. Lire la suite

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À la découverte de soi

Par , le 18 Nov 2012, dans la catégorie Pratiques

Pour toute philosophie, pensée spirituelle, religion, théorie psychologique, etc. il est possible de s’en tenir à la connaissance théorique des principes qui la constitue. Cela suffit parfois à se donner une direction générale dans l’existence et à fournir un cadre rassurant en donnant du sens à ce que l’on vit. Mais pour amorcer un véritable changement en soi, le passage obligé consiste à aborder le volet pratique de la spiritualité : le perfectionnement de l’âme. Mais par quoi commencer ? Que faire exactement ? Il ne s’agit pas ici de pratiquer un rituel religieux ou d’appliquer des prescriptions morales bien définies. En réalité, le travail spirituel commence par une découverte de soi. Le premier pas est de s’observer, comme de l’extérieur, de s’auto-analyser attentivement et de « faire le bilan de nos traits de caractère, des points faibles et forts de notre personnalité psychospirituelle »[1]. C’est une démarche qui requiert de la sincérité, car il faut pouvoir regarder ses défauts en face. Cela demande également un minimum de confiance en soi, afin de n’être pas démoralisé face à ses points faibles. Enfin, il faut garder à l’esprit que cet inventaire de notre personnalité doit se faire dans le cadre du perfectionnement spirituel. Lire la suite

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Les Figures de l’Aimé chez Malek Jân Ne’mati (1906-1993)

Sœur d’Ostad Elahi, Malek Jân Ne’mati a aussi été sa plus brillante élève et la plus passionnée. Voyant en lui un moyen de se connecter à la divinité, une figure de l’Aimé, elle a produit une œuvre poétique riche en images et en métaphores dont Leili Anvar analyse ici le sens. L’article présenté ici a été publié dans la revue Itinéraires et Contacts de cultures n°42 intitulé Poésie des suds et des Orients. Leili Anvar est maître de conférence à l’INALCO. Elle est notamment l’auteur de Malek Jân Ne’mati aux éditions Diane de Selliers. Lire la suite

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Chercher la cause en soi

Par , le 23 Oct 2012, dans la catégorie Articles

« La cause de tout ce qui nous arrive est en nous-mêmes. »

La lecture de cette maxime d’Ostad Elahi m’a plongé dans des réflexions que j’ai voulu partager à travers cet article. Je remercie e-ostadelahi.fr pour cette occasion de les soumettre à ses lecteurs.

Beaucoup d’entre nous passons notre temps à accuser « le monde » des malheurs qui nous arrivent. Nous considérons à l’inverse que ce qui est bon, nous en sommes naturellement la principale cause. Mais comme toujours, en y réfléchissant un peu, on se rend compte que la réalité est bien plus complexe. Lire la suite

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Qu’est-ce qu’une spiritualité naturelle ? (extrait n°1)

Que faut-il entendre par une spiritualité « naturelle » ? Quelle place y tient la nature, mais aussi la raison qui nous définit comme êtres rationnels ? Telles sont quelques unes des questions formulées par Elie During, philosophe et maître de conférences à l’Université de Paris Ouest – Nanterre, dans un article publié dans les actes du colloque « Spirituel et Rationnel : les alliances paradoxales » organisé en septembre 2010 par la Fondation Ostad Elahi sous l’égide de l’Académie des Sciences morales et politiques.

Nous en publions ici un extrait qui revient sur un point central de la pensée d’Ostad Elahi : la lutte contre le « soi impérieux ». L’auteur y montre de quelle manière cette conception recoupe, mais en s’en distinguant sur quelques points cruciaux, les doctrines qui, depuis l’Antiquité, cherchent à cerner la place des passions dans la vie morale.

Source : Extrait de Elie During, « Qu’est-ce qu’une spiritualité naturelle ? », in Spirituel et Rationnel : les alliances paradoxales, Paris, L’Harmattan, 2011, p. 142-152 (droits réservés). Lire la suite

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La bonté humaine

Par , le 24 Sep 2012, dans la catégorie Lectures

La bonté humaine. Altruisme, empathie, générosité. Jacques Lecomte, Odile Jacob, mars 2012

Voici un ouvrage qui jette un pavé dans l’océan des idées reçues sur la nature humaine. Nombre de théories – dans l’ordre d’arrivée, théologique, philosophique, économique, psychanalytique… –, qui ont profondément influencé notre vision de l’homme et par delà, l’élaboration des rapports sociaux, sont fondées sur une conception foncièrement égoïste et violente de cette nature humaine. C’est-à-dire de chacun d’entre nous en fait…

Or, aucun fondement scientifique ne vient étayer ces théories. Les recherches récentes et nombreuses en psychologie de l’enfant, psychologie sociale, neurobiologie, anthropologie et économie expérimentale montrent même exactement le contraire : l’homme a des dispositions innées à la bonté, au partage, à l’altruisme. Lire la suite

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Deux paroles d’Ostad Elahi

La sagesse nous enseigne l’acceptation des coups du sort. Mais, ajoute Ostad Elahi, il ne s’agit pas pour autant d’accepter passivement ou de se résigner. Bien au contraire, en travaillant à percevoir la dimension spirituelle des événements, on entre dans un processus dynamique de développement et de dépassement de soi.

A l’occasion du 117ème anniversaire de la naissance d’Ostad Elahi, le Comité de rédaction vous propose sur ce sujet deux extraits de Paroles de Vérité. Ces extraits avaient été présentés lors de l’exposition qui lui avait été consacrée en 1995 à la Chapelle de la Sorbonne, à l’occasion du centenaire de sa naissance. Lire la suite

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Dieu : un remède à la banalité…

Qu’est-ce que « croire » ? À quoi peut ressembler un rapport vécu et intime au divin, au-delà des représentations dogmatiques associées au « Très-Haut » et à l’idée même de croyance ?

Jérémie Bélingard, danseur étoile de l’Opéra de Paris, évoque une présence enveloppante, une énergie traversante qui l’aide à exister et à se sentir vivant : une manière d’échapper à sa propre banalité. Cette énergie, certains l’appellent « Dieu », d’autres « Nature ». Elle a quelque chose à voir avec le souffle, la danse, la musique ; elle participe à une relation concrète où l’individu se sent porté en même temps qu’il s’oublie.

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« Par un sombre ravin j’ai passé de la Vie à la Vie »

Par , le 25 Juin 2012, dans la catégorie Lectures

Christiane Singer, Derniers fragments d’un long voyage, Albin Michel, avril 2007

Derniers fragments d’un long voyage, de Christiane Singer, est un petit trésor de littérature et de sagesse, à mettre en toutes les mains. Cette grande dame a vécu avec dignité et lucidité les derniers mois de sa maladie, qu’elle savait fatale, et a souhaité en témoigner en écrivant chaque jour, jusqu’au bout, son journal intime, qui sera publié en avril 2007, quelques jours après son départ. « Par un sombre ravin j’ai passé de la Vie à la Vie », résume-t-elle. Lire la suite

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Quelques principes fondamentaux : conférence de Bahram Elahi – extrait 4

Ostad Elahi définissait son enseignement comme une nouvelle médecine de l’âme : une médecine adaptée à la nature réelle de l’homme, conforme à la causalité qui règle sa vie spirituelle comme sa vie matérielle. La spiritualité qu’il pratiquait était la spiritualité naturelle ; il concevait le perfectionnement spirituel à l’image d’un cycle d’études.

Dans une conférence prononcée en Sorbonne en mars 2011 et dont nous donnons ici quelques extraits, Bahram Elahi revient sur ces différents aspects de la pensée de son père. Il les reformule de façon simple et directe en dégageant, à chaque fois, les questions fondamentales qu’ils recouvrent, et ce qui les justifie d’un point de vue rationnel.

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Une prière réussie

La prière est la pratique spirituelle la plus universelle. Elle relie l’esprit de l’homme au Divin, et lui permet ainsi de ne pas L’oublier. Mais elle permet aussi de se rappeler à soi-même, à sa vraie dimension, qui est de nature spirituelle.

Ostad Elahi, qui depuis son plus jeune âge a pratiqué la prière sous des formes variées, revient à maintes reprises dans son œuvre sur les conditions essentielles de la prière. Certaines de ses recommandations sur la prière ont été publiées dans Confidences, Prières d’Ostad Elahi, un ouvrage édité à l’occasion du centenaire de sa naissance.

Nous en reproduisons ici un extrait :

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Humilité 4 – l’humilité est une force

Par , le 6 Mai 2012, dans la catégorie Articles

« Étrangement, on se sent le cœur extrêmement léger une fois qu’on a accepté de bonne foi son incompétence. »
(William James,
Précis de psychologie)

Pourquoi être humble ?

Si l’humilité consiste à résister à la pression, que l’on devine puissante, de l’orgueil, elle demande nécessairement un effort. Et comme tout effort, elle a besoin d’une justification : après tout, si l’illusion d’un ego surdimensionné fait partie de ma nature fondamentale, et tant qu’elle reste dans les limites du raisonnable, pourquoi chercher à la faire disparaître, à supposer que cela soit possible ?

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Le chercheur de Vérité

Par , le 15 Avr 2012, dans la catégorie Articles

Écoutant dernièrement l’un de ces débats dont le paysage audiovisuel nous gratifie régulièrement, j’observais combien peu de Vérité s’exprimait dans ces échanges ! Comme l’esprit se meut facilement dans l’univers verbal, malléable à souhait ; idées et concepts se succèdent et s’échangent, dépourvus de tout poids, délestés de toute réalité, vides de tout savoir.

Pour quelle raison ? C’est que connaître, comprendre vraiment, implique autre chose que le simple jeu des idées et l’échafaudage théorique, fut-il ingénieux et brillant ; connaître implique l’expérience intime de la réalité, l’épreuve de la réponse du réel à nos convictions et à nos croyances. Lire la suite

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Humilité 3 – Repérer en soi les caractéristiques de l’orgueil consubstantiel

Par , le 25 Mar 2012, dans la catégorie Articles

Comme tout caractère omniprésent et envahissant, l’orgueil consubstantiel est difficile à localiser. Il est pourtant possible de le repérer à partir d’un certain nombre de caractéristiques. Ces caractéristiques sont plus ou moins marquées selon les personnes, mais nul n’en est entièrement dépourvu. Il suffit de plonger en soi-même pour y retrouver, sous des formes parfois obscures, parfois subtiles ou détournées, des tendances lourdes qui s’expriment plus ou moins ouvertement en fonction des situations. Lire la suite

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La quintessence des religions

Sa conception de la sagesse, Ostad Elahi en a livré les lignes de force à travers une prière intitulée « La quintessence des religions ». C’est cet angle qu’a choisi Leili Anvar pour apporter un éclairage concret et personnel sur quelques-uns des points les plus subtils d’une pensée qui, élaborée sur le terreau de la tradition mystique, en inverse pourtant l’orientation dominante en redonnant toute sa place au travail de la raison dans le processus du perfectionnement spirituel. La question du mal, la signification de l’éthique et de l’humanité véritables, l’importance de la foi : tels sont quelques uns des thèmes abordés au cours de cette exégèse.

Leili Anvar est maître de conférences en littérature persane à l’institut national des langues et civilisations orientales et spécialiste de poésie mystique. Sa conférence a été prononcée le 10 septembre 2011 à l’occasion d’une journée organisée par la Fondation Ostad Elahi autour de la question : « Quelle sagesse pour notre temps ? ».

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Une personnalité spirituelle remarquable

Par , le 20 Fév 2012, dans la catégorie Articles

Ostad Elahi évoque souvent le rôle capital joué par son père Hadj Nemat (1871-1920) dans sa formation spirituelle. Ce dernier était âgé de vingt-neuf ans lorsqu’une expérience spirituelle intense le détermina à quitter les fonctions qu’il occupait auprès du gouverneur de sa région pour se consacrer entièrement à la vie mystique. Reconnu comme un saint de son vivant, il était également poète : c’est à lui que l’on doit, entre autres, le Livre des Rois de Vérité. À l’approche du 92e anniversaire de sa mort, deux témoignages présentés sur le site hadjnemat.com offrent un aperçu sur une personnalité spirituelle remarquable. Lire la suite

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Humilité 2 – Définition

Par , le 7 Fév 2012, dans la catégorie Articles

Ainsi il avait une double pensée : l’une par laquelle il agissait en roi, l’autre par laquelle il reconnaissait son état véritable, et que ce n’était que le hasard qui l’avait mis en la place où il était. (…) C’était par la première qu’il traitait avec le peuple, et par la dernière qu’il traitait avec soi-même.

Pascal

L’humilité est la forme la plus aboutie de la connaissance de soi. Elle suppose une perception claire et lucide de ce l’on est réellement et de la place qu’on occupe dans le monde. Elle suppose de poser sur soi un regard neutre voire distancié : l’humilité, c’est aussi la capacité de se regarder avec humour.

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La raison saine : conférence de Bahram Elahi – extrait 3

Ostad Elahi définissait son enseignement comme une nouvelle médecine de l’âme : une médecine adaptée à la nature réelle de l’homme, conforme à la causalité qui règle sa vie spirituelle comme sa vie matérielle. La spiritualité qu’il pratiquait était la spiritualité naturelle ; il concevait le perfectionnement spirituel à l’image d’un cycle d’études.

Dans une conférence prononcée en Sorbonne en mars 2011 et dont nous donnons ici quelques extraits, Bahram Elahi revient sur ces différents aspects de la pensée de son père. Il les reformule de façon simple et directe en dégageant, à chaque fois, les questions fondamentales qu’ils recouvrent, et ce qui les justifie d’un point de vue rationnel.

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L’humilité 1 – De quel moi s’agit-il ?

Par , le 6 Jan 2012, dans la catégorie Articles

L’humilité, autrefois vertu cardinale, a perdu de son attrait dans nos esprits. Peut-être nous renvoie-t-elle inconsciemment à l’humiliation avec laquelle elle partage une racine commune : humus, la terre. Être humble, ce serait donc se rabaisser, rester à terre, courber l’échine : rien de bien attirant en somme.

Pourquoi s’interroger aujourd’hui sur ce concept et qu’a-t-il à nous apporter dans le cadre d’une pratique éthique ? Parce qu’il peut transformer dans un sens extrêmement bénéfique notre relation à nous-mêmes et aux autres.

Commençons les choses par une question quelque peu abrupte : que suis-je ? Lire la suite

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État des lieux de la recherche scientifique dans le domaine de la réincarnation

Par , le 21 Déc 2011, dans la catégorie Articles

Tout le monde aura pu constater que, depuis quelques années, le phénomène des vies successives, jadis tabou, est désormais abordé sans difficulté dans les discussions de tous les jours. Les sondages effectués en occident montrent en effet que :

  • en moyenne 20-25% de la population occidentale (Europe et Amérique du Nord) croit à la réincarnation,
  • ce pourcentage atteint presque 50% au sein de ceux qui croient en Dieu,
  • et atteint presque 75% parmi ceux qui ont vécu une NDE !

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Vu à la télé

Par , le 4 Déc 2011, dans la catégorie Articles

Le Journal télévisé de France 2 met souvent au programme de son édition de 13h. un « sujet » touchant des phénomènes de sociétés. Ce jour-là, il était question d’enfants que des handicaps divers empêchaient de suivre une scolarité normale. Parmi ces enfants, un petit garçon d’environ 11 ans. Je crois me souvenir qu’il s’appelait Nicolas.

Durant les années habituellement consacrées à la primaire, il n’avait pu faire que de brèves incursions à l’école : deux jours, trois jours, une semaine tout au plus plus dans une année. Il faisait partie de ces enfants qu’on appelle « hyperactif ». Mais à son hyperactivité, déjà très difficile à gérer, il ajoutait une violence telle qu’elle le rendait dangereux pour lui-même et pour ses petits camarades. Lire la suite

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Excursions dans mon moi conscient profond

Par , le 20 Nov 2011, dans la catégorie Pratiques

Nous vivons dans notre ego…enfin, vous, je ne sais pas, mais moi, cela est certain. C’est ce qui m’est apparu après avoir entendu, puis réfléchi à la distinction faite par Bahram Elahi entre moi conscient de surface et moi conscient profond. Le moi conscient de surface, c’est mon ego, mon moi envahissant, mon moi à la recherche de la reconnaissance des autres, ce moi qui veut qu’on m’aime, qu’on m’admire, qui veut tout pour moi et rien que pour moi, qui se vexe à la première occasion, qui monte sur ses grands chevaux à la moindre critique, qui se voit au centre du monde avec tous les autres à la périphérie, qui pense avoir mieux compris que les autres, qui redoute d’être relégué à la seconde place et voit d’un mauvais œil la réussite de son rival, qui se repait des compliments et s’en souvient avec délectation, qui imagine qu’on lui doit attention, considération, écoute… Lire la suite

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James Morris : l’actualité de Connaissance de l’âme

James Morris est professeur de théologie à Boston College. Ce spécialiste de la philosophie islamique de réputation internationale est notamment l’auteur d’études sur les textes métaphysiques d’Ibn’Arabi et de Mollâ Sadrâ. Parmi ses publications récentes, on compte une traduction et une édition critique du livre d’Ostad Elahi, Connaissance de l’âme (Knowing the Spirit, SUNY, 2007).

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Une pratique musicale à dimension éthique

Par , le 6 Nov 2011, dans la catégorie Lectures

L’Âme des sons : l’art unique d’Ostad Elahi, Jean During, Éditions Le Relié, 2001

Jean During, orientaliste et musicologue, directeur de recherches au CNRS, a publié en 2001 une étude sans équivalent, consacrée à l’art musical d’Ostad Elahi. Le penseur du perfectionnement était aussi un maître du tanbur, et peut-être même – si l’on suit Jean During – celui qui réinventa l’instrument en élevant au rang de musique d’art une tradition jusqu’alors limitée au cadre étroit d’un répertoire intrinsèquement lié aux rituels et aux pratiques dévotionnelles des Ahl-e Haqq du Kurdistan iranien. « Ostad Elahi fait partie de ces rares figures qui ont entrepris la sublimation d’une tradition musicale grâce aux ressources de ce que l’on peut appeler une “science de l’âme”. » (p. 8). En effet, et c’est là la thèse principale de ce livre, il existe une connexion étroite entre la pratique musicale d’Ostad Elahi et sa ligne éthique et spirituelle. Lire la suite

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Le but de notre existence : conférence de Bahram Elahi – extrait 2

Ostad Elahi définissait son enseignement comme une nouvelle médecine de l’âme : une médecine adaptée à la nature réelle de l’homme, conforme à la causalité qui règle sa vie spirituelle comme sa vie matérielle. La spiritualité qu’il pratiquait était la spiritualité naturelle ; il concevait le perfectionnement spirituel à l’image d’un cycle d’études.

Dans une conférence prononcée en Sorbonne en mars 2011 et dont nous donnons ici quelques extraits, Bahram Elahi revient sur ces différents aspects de la pensée de son père. Il les reformule de façon simple et directe en dégageant, à chaque fois, les questions fondamentales qu’ils recouvrent, et ce qui les justifie d’un point de vue rationnel.

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Quels fondements pour une éthique planétaire ?

Par , le 3 Oct 2011, dans la catégorie Lectures

Hans Küng, Faire confiance à la vie, Seuil, 2011

La théologie n’est pas toujours le signe d’un enfermement dans l’idéologie d’une religion. Nous en avons la preuve avec Hans Küng qui dans son dernier ouvrage « faire confiance à la vie » nous invite à un voyage introspectif rafraichissant, atypique et visionnaire. Le parcours de ce chrétien authentique mais à la critique franche et à l’ouverture provocante pour la hiérarchie de sa religion en font un penseur engagé et libre qui se livre dans les quelques 300 pages autobiographiques récemment éditées.

S’il est souvent en opposition avec la pensée officielle, ses questions et ses idées n’en sont pas moins intéressantes et incitent au questionnement et à la réflexion. Et c’est tant mieux ! Lire la suite

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Michael Lonsdale : « Dieu est en chacun »

L’acteur Michael Lonsdale n’a jamais fait mystère de son engagement chrétien : sa carrière internationale est ponctuée d’interventions, de spectacles et de livres abordant ouvertement la question de la foi et de la spiritualité. Dans cet entretien inédit, e-ostadelahi a souhaité l’interroger sur la dimension quotidienne et concrète de cet engagement. Après avoir rappelé les circonstances dans lesquelles s’est éveillée et consolidée sa foi, Michael Lonsdale explique de quelle manière la prière intérieure — une prière que chacun peut pratiquer à tout moment —, non seulement « oxygène » l’âme, mais transforme progressivement le regard porté sur les autres. L’expression « amour du prochain » acquiert ainsi une signification tangible. Se rendre sensible à la présence de Dieu en chacun, c’est considérer tout être humain comme un « trésor caché », porteur de quelque chose « qui est vrai, qui est pur, désireux de bien faire… ». C’est parvenir à contrôler les élans de la colère ou du mépris, c’est atteindre une forme d’apaisement intérieur, tout en développant la tolérance et le respect véritables. Lire la suite

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Vie et œuvre d’Ostad Elahi

Ostad Elahi est né le 11 septembre 1895. À l’occasion de son 116e anniversaire, e-ostadelahi.fr a souhaité lui rendre hommage en revenant sur les aspects saillants de sa vie et de son œuvre. La préface rédigée par James Morris pour la traduction anglaise de Connaissance de l’âme (Knowing the Spirit, SUNY, 2006) s’appuie notamment sur des éléments autobiographiques rapportés par Ostad sous la forme de remarques et de conversations. En faisant apparaître le fil secret qui relie une vie riche en expériences variées et quelques-unes des notions centrales d’une pensée, ce texte brosse le portrait vivant d’une des grandes figures spirituelles du 20e siècle. Lire la suite

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Expérience de conscience et NDE – Dr Pim van Lommel (3)

Par , le 27 Août 2011, dans la catégorie Entretiens

Que nous apprennent les expériences de mort imminente (Near-Death Experiences) ?

Pour le docteur Pim van Lommel, docteur en cardiologie et auteur de Consciousness Beyond Life (Mort ou pas? Les dernières découvertes médicales sur les EMI, Dundo – InterEditions, 2012), la première difficulté est de comprendre ce que signifie faire l’expérience de sa propre mort clinique – un événement qui défie la logique habituelle.

Dans cet entretien vidéo mené par Mel Van Dusen, il explique ce qui l’a conduit à formuler l’hypothèse suivante : à la différence du corps ou du cerveau, la conscience n’est pas « locale » ;  elle n’est pas le pur produit de l’activité cérébrale, mais jouit d’un mode d’existence autonome. Lire la suite

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L’âme et le moi conscient : conférence de Bahram Elahi – extrait 1 (et suivants)

Ostad Elahi définissait son enseignement comme une nouvelle médecine de l’âme : une médecine adaptée à la nature réelle de l’homme, conforme à la causalité qui règle sa vie spirituelle comme sa vie matérielle. La spiritualité qu’il pratiquait était la spiritualité naturelle ; il concevait le perfectionnement spirituel à l’image d’un cycle d’études.

Dans une conférence prononcée en Sorbonne en mars 2011 et dont nous donnons ici quelques extraits, Bahram Elahi revient sur ces différents aspects de la pensée de son père. Il les reformule de façon simple et directe en dégageant, à chaque fois, les questions fondamentales qu’ils recouvrent, et ce qui les justifie d’un point de vue rationnel.

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Tout le bien que j’en pense

Par , le 28 Mai 2011, dans la catégorie Lectures

Le Bien : qu’en disent les jeunes ? , Sophie Levasseur, coll. Éthique vivante, Ed. L’Harmattan

Que l’on soit soi-même parent ou non, on le sait, éduquer un enfant est le métier le plus difficile au monde, et les progrès des sciences cognitives ou les réflexions des sciences de l’éducation ne rendent pas la tâche plus aisée. Tous les parents se posent la question du « Comment faire ? ». Comment faire pour à la fois protéger l’enfant et lui transmettre la force et la confiance qui lui permettront à l’adolescence de faire les bons choix par lui-même ? Comment lui transmettre les critères de ces choix, ces valeurs qui lui permettront de devenir quelqu’un de bien ? D’ailleurs être « quelqu’un de bien », qu’est-ce que cela signifie pour un adolescent ? Je sais que pour moi, à l’époque, c’était bien flou. Il y avait pourtant des choses que je ne faisais pas parce que je savais que ce n’était pas bien et d’autres que je faisais exprès, justement parce que ce n’était pas bien. J’avais donc bien en moi une notion de ce qui était bien ou pas. Aujourd’hui, le bien, est-ce que cela signifie quelque chose pour les jeunes et comment en parlent-ils, s’ils en parlent ? Lire la suite

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« Une vérité est tombée sur moi »

Ce qui lui est arrivé ce jour là dans une réunion de prière où il s’était rendu à contre-cœur, Thierry Bizot, producteur de télévision, l’a raconté en détail dans Catholique anonyme. Son épouse, Anne Giafferi, en a récemment proposé une adaptation cinématographique avec Qui a envie d’être aimé ? Au-delà du récit de conversion et des images convenues de la « rencontre avec Jésus », Thierry Bizot revient ici d’une manière personnelle sur les sentiments qui ont accompagné cette transformation intérieure aussi discrète que radicale, et sur les effets qu’elle continue d’avoir pour lui au quotidien. C’est une réorientation globale du regard sur la vie, sur les relations à soi-même et aux autres, que décrit Thierry Bizot.

En évoquant l’importance de la connexion de cœur avec un Dieu personnel, la difficulté de la prière, le caractère singulier du sentiment de gratitude, les moments de lucidité et de compréhension qui jettent une lumière spéciale sur les événements de l’existence, il nous fait pénétrer de manière concrète dans la perspective d’un chrétien qui se décrit lui-même comme « un débutant de la foi », et dont l’expérience a une portée universelle, dépassant tout dogme particulier.

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La première des pratiques : se fixer un programme pratique

Si l’éthique est une affaire de principes, pratiquer l’éthique est une question de méthode. Dans ce domaine, nous pouvons supposer qu’une méthode n’en vaut pas une autre. Il convient donc de trouver celle qui s’avérera la plus efficace pour nous rapprocher de notre objectif — celui de nous perfectionner spirituellement.

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L’argument de l’impuissance

Les « arguments » invoqués en faveur de l’existence d’un Dieu ne se présentent pas toujours comme des démonstrations en forme, de pures déductions rationnelles. Pascal évoquait un « Dieu sensible au cœur » qu’il opposait à la froide abstraction forgée par les philosophes et les savants. La cible était claire : l’histoire de la métaphysique regorge de figures rationnelles de Dieu (« Premier moteur immobile », « Cause première », « Nécessaire par soi », etc.). Envisagées comme prémisses ou conclusions d’une démonstration par A plus B, elles ont toutes les chances de nous laisser de marbre. Comment y reconnaître, en effet, le Dieu vivant, le « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » ? Peut-on prier la « Cause de soi » ? Tombe-t-on à genoux, plein de crainte, face à l’idée de l’infini, ou d’un être souverainement parfait ? Devant un tel Dieu, disait le philosophe Heidegger, l’homme ne peut ni chanter ni danser…

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“L’art de la vertu” selon Benjamin Franklin: mode d’emploi

Par , le 28 Mar 2011, dans la catégorie Lectures

De Benjamin Franklin (1706-1790), nous savons tous au moins qu’il inventa le paratonnerre. Mais cette icône américaine a plus d’une corde à son arc : imprimeur de métier, inventeur de génie, il fut aussi un businessman talentueux, un scientifique pionnier des expériences sur l’électricité, un homme d’état, un diplomate (il fut le premier ambassadeur américain en France), enfin l’auteur de plusieurs essais sur des thèmes aussi variés que la politique, le mariage ou le jeu d’échecs. Il existe pourtant une face moins connue du personnage : Franklin a mené toute sa vie durant une quête qui l’a conduit à explorer les racines spirituelles de la moralité. Méfiant à l’égard de tous les dogmes religieux, il était néanmoins attaché aux principes fondamentaux de la religion naturelle (l’existence d’une divinité, l’immortalité de l’âme, la rétribution du bien). Plusieurs de ses essais ou recueils d’aphorismes sont consacrés à la question de la moralité et de l’importance des vertus civiques et individuelles. Sa passion pour la vertu était telle qu’il en avait fait une partie intégrante de sa vie quotidienne. C’est ce dont témoignent plusieurs passages de son Autobiographie. Lire la suite

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Infidélité du monde

Le poème qui suit est un extrait du Livre des Rois de la vérité, écrit par le père d’Ostad Elahi,  Hadj Nemat. Dans cet ouvrage de plus de 15000 vers composé en 1919, il relate la vie des saints, des prophètes et des grandes figures spirituelles de l’humanité. Les récits narratifs alternent avec des passages plus méditatifs en forme de prières, de conseils ou d’invocations. La personnalité mystique d’Hadj Nemat, son amour inconditionnel pour le Divin et sa soif de connaissance des vérités spirituelles s’y révèlent et permettent de saisir quelque chose de l’atmosphère particulière dans laquelle Ostad Elahi a baigné dès son plus jeune âge. Lire la suite

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Connaissance de soi et Perfection : extrait d’une conférence de Bahram Elahi

Bahram Elahi est chirurgien, diplômé de l’université de Montpellier et professeur émérite de chirurgie infantile. Outre sa pratique clinique, il a mené une carrière de chercheur et d’enseignant, et on lui doit plusieurs ouvrages universitaires spécialisés dans le domaine médical. Parallèlement à ses activités professionnelles, il poursuit depuis plus de quarante ans des études approfondies sur le thème de l’éthique et du spirituel, dans la ligne de pensée de son père, Ostad Elahi. Sa réflexion a donné lieu à plusieurs ouvrages, parmi lesquels Médecine de l’âme et La Voie de la perfection.

Le Pr. Elahi donne régulièrement des conférences en Europe et en Amérique du nord. Celle d’octobre 2010, à Paris, était consacrée à deux notions-clés de la pensée d’Ostad Elahi : la connaissance de soi et le perfectionnement spirituel. Lire la suite

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L’altruisme, quelques sources de motivation

Par , le 28 Jan 2011, dans la catégorie Pratiques

Après avoir lu sur ce site l’entretien de Bahram Elahi sur le thème de l’altruisme, j’avais été frappée par l’idée que « celui qui s’engage dans son perfectionnement spirituel doit inscrire l’altruisme dans son programme pratique ». Dans un premier billet, j’ai tenté de comprendre ce qu’était vraiment l’altruisme et comment on pouvait aborder cette pratique au sein d’un programme quotidien. Je souhaiterais à présent m’attacher à explorer la seconde partie de mon questionnement : pourquoi pratiquer l’altruisme.

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Connaître l’existence de Dieu : une affaire de vision

Par , le 14 Jan 2011, dans la catégorie Articles

Pascal avait raison : les preuves de l’existence de Dieu ne suffisent pas pour donner la foi à ceux qui ne l’ont pas. Pour connaître l’existence du divin, il est besoin de quelque chose de plus que « le jugement de la raison ». De quoi exactement ? Une piste nous est donnée au chapitre 1 de Connaissance de l’âme. Ostad Elahi y évoque en effet ce qu’il appelle « le témoignage de la conscience » comme l’une des voix pouvant attester en nous de l’existence divine. Mais de quoi est-il question sous cette expression ? De quelle conscience s’agit-il et en quoi contribue-t-elle exactement à nous faire connaître l’existence de Dieu ? Lire la suite

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Pour réhabiliter la gentillesse

Par , le 28 Déc 2010, dans la catégorie Lectures

L’art d’être bon ou comment montrer que ce qui est parfois considéré dans notre société comme une faiblesse est en réalité une qualité éthique, pas si facile à faire ! C’est pourtant ce que parvient à réaliser Stephan Einhorn, cancérologue à l’hôpital de Karolinska de Stockholm, dans son ouvrage L’art d’être bon.

Stefan Einhorn part du constat que la gentillesse est plutôt mal perçue, ou du moins d’une manière péjorative : souvent apparentée à une faiblesse, voire à une forme d’arriération mentale ou à une stupidité. Or, pour lui, la gentillesse est avant tout une forme d’intelligence : « la gentillesse telle que je la conçois […] ne découle jamais de la stupidité mais plutôt du bon sens ». Elle est une qualité qui permet de vivre selon une éthique du cœur, en se préoccupant du bien-être de ses semblables. Ainsi redéfinie comme « l’art d’être humain parmi ses semblables », la gentillesse s’assure une profondeur inédite. Lire la suite

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L’alchimie du détachement

Où Ostad Elahi nous montre que « science sans conscience ne serait que ruine de l’âme » et que la démarche du savoir ne se sépare pas de la démarche éthique.

« À vingt-cinq ans, lors de ma première année à Téhéran, j’habitais le quartier de Sanglaj qui n’était pas encore détruit. Je traversais parfois le quartier des boutiquiers et des négociants. C’est ainsi que je devins le sujet de l’attention d’un des bijoutiers qui trouvait que j’étais différent des autres et que j’avais l’air détaché de tout. Cela l’avait amené à penser que je détenais le secret de l’alchimie. Un jour, il me salua chaleureusement, m’invita dans sa boutique et se montra très accueillant et prévenant. Son intérêt redoubla lorsque devant mon refus de me désaltérer, il comprit que je jeûnais. Quelques jours plus tard, il m’invita de nouveau dans sa boutique et cette fois, il me demanda : « Monsieur, faites-moi la faveur de partager avec moi cette science qui est la vôtre ! » Il entendait par là la science de l’alchimie, car, disait-il, « Votre air de renoncement, votre allure noble et détachée de tout m’amènent à penser que vous êtes en possession de la pierre philosophale », et il ne voulait pas en démordre. Il pensait vraiment que j’avais le secret de l’alchimie dans ma poche et que j’allais le lui donner sans autre formalité.

Comme il continuait à me solliciter, je lui dis un jour :

« Je veux bien te révéler le secret de l’alchimie, mais à une seule condition. »

Enchanté, il répondit :

« Quelle qu’elle soit, j’accepte de tout coeur ! »

Je lui dis :

« Voici ma condition : tout ce que ton soi impérieux désire, tu ne dois pas le vouloir ». Puis j’ajoutai : « Dans quelque temps je te mettrai à l’épreuve pour voir si tu remplis cette condition. Si tel est le cas, je te donnerai la science de l’alchimie. »

Après un temps de silence, il dit : « Mais si mon soi impérieux ne doit rien désirer, à quoi bon l’alchimie ? »

« Chaque fois que tu domines ton soi impérieux, lui dis-je, tu obtiens l’alchimie de la félicité. »

Puis je lui fis comprendre que ce que l’on disait couramment sur l’alchimie n’était qu’une tromperie. « La clé de l’alchimie véritable ne se trouve que dans les mains du Seigneur lui-même, lui dis-je,  et Il ne la donne qu’à celui qui ne l’utilise pas. » Lorsque l’homme parvient à dominer sa nature et qu’il est véritablement amoureux de Dieu, il ne veut rien d’autre que Son contentement, et il est alors comblé. Car Dieu ne prive jamais personne de ce qui est bon pour lui. » (extrait de Asar ol haqq, tome 1)

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La spiritualité naturelle : l’art de vaincre son soi impérieux

Le podcast précédent avait abordé la thématique du soi impérieux dans la tradition mystique classique, marquée par ce que Leili Anvar appelle une « stratégie d’évitement ». Une stratégie qui se traduit concrètement par des pratiques telles que des ascèses ou mortifications (évitement de la tentation endogène) et/ou un mode de vie contemplatif en retrait du monde (évitement de la tentation exogène).

Nous trouvons ici la suite de cette analyse, sous la forme d’un commentaire de l’histoire dite « des deux frères », qui illustre la spécificité de la démarche spirituelle d’Ostad Elahi : sans se départir de l’objectif de perfection spirituelle et d’élévation morale des mystiques anciens, Ostad Elahi propose une méthode, appelée « spiritualité naturelle », qui requiert de vivre en société, d’y fortifier le corps en satisfaisant ses besoins légitimes, tout en renforçant l’âme afin qu’elle soit en mesure de maîtriser le soi impérieux. Lire la suite

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Les preuves de l’existence de Dieu : quels effets ?

Par , le 7 Nov 2010, dans la catégorie Articles

En écrivant le chapitre 1 de Connaissance de l’âme, consacré aux preuves de l’existence de Dieu, Ostad Elahi n’avait pas pour réelle ambition de donner la foi à ceux qui ne l’ont pas. Il n’ignorait pas en effet que ces arguments ne « prouvent » rien à ceux qui n’ont pas la foi. En témoigne cette réponse qu’il fit à quelqu’un qui lui demandait quels arguments on peut avancer à un athée pour démontrer l’existence de Dieu : « Aucun argument. Vous pouvez lui avancer tous les arguments du monde, il finira par vous dire :  » très bien, mais alors montre le moi, montre-moi Dieu « . C’est à chacun de réfléchir, d’examiner la question sous tous ses aspects et de sonder son propre cœur afin de déterminer si la Source existe ou non » (Asar ol Haqq, parole 285).

D’où la question que je posais à la fin de ce billet : quelle est l’utilité de ces arguments ? Pourquoi consacrer plusieurs pages d’un ouvrage déjà fort concis à démontrer en vain l’existence de Dieu ? Lire la suite

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Rester soi-même

Par , le 17 Oct 2010, dans la catégorie Pratiques

La pensée d’Ostad Elahi est fondée, rappelons-le, sur un travail personnel de connaissance de soi dans une optique non pas de développement personnel mais de développement spirituel. Seulement, dès lors qu’on essaie d’expérimenter concrètement cette pensée et d’entreprendre un travail spirituel de perfectionnement de soi, on se retrouve confronté à plusieurs types de résistance.

Pour ma part, depuis que je tente, au travers de diverses pratiques, de lutter contre mes défauts, de développer mes qualités humaines et ma foi, j’ai constaté le même processus : au début de chaque nouvelle pratique, je suis très motivée et concentrée sur mon objectif, et je fais des efforts sans trop de problèmes. Puis assez vite, je relâche mon attention et au bout de quelques semaines, à moins de bénéficier d’une aide extérieure, je retombe dans la négligence. Lire la suite

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Le chasseur de dragon: allégorie du soi impérieux

« Il était une fois un chasseur de serpent qui partit dans la montagne dans le but d’attraper le serpent le plus gros qu’il pouvait… ». C’est par le biais d’un court récit de Rûmi, poète mystique persan du XIIIe siècle, que Leili Anvar, traductrice et spécialiste de la littérature mystique, introduit ici la notion de soi impérieux.

Le soi impérieux est un concept central dans la philosophie d’Ostad Elahi. Il est cette production de la psyché humaine de laquelle émanent des pulsions qui s’élèvent systématiquement et insidieusement contre toute pensée éthique juste et contre laquelle il nous faut lutter inlassablement pour assurer notre perfectionnement spirituel.

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Une approche pratique de l’altruisme (1)

Par , le 16 Sep 2010, dans la catégorie Pratiques

Il y a quelques temps, je découvrais avec intérêt sur ce site l’interview de Bahram Elahi concernant l’altruisme. Une phrase en particulier a retenu mon attention : « Celui qui s’engage dans son perfectionnement spirituel doit inscrire l’altruisme dans son programme pratique ».

Depuis des années que je « m’intéresse » à mon perfectionnement, j’avais bien pressenti qu’essayer d’aider les autres était une pratique conforme à l’éthique et au contentement divin, mais j’ai compris soudain que j’étais loin d’avoir mesuré toute l’importance de cette pratique, exprimée notamment par le terme « doit » et par la notion de « programme pratique ». Lire la suite

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Une spiritualité au quotidien

Dans cet article paru en décembre 1997 dans la revue L’être et l’esprit, Bahram Elahi définit sa conception de la spiritualité naturelle et en résume les principes fondamentaux. La spiritualité naturelle est une spiritualité adaptée à la nature de l’homme, elle se pratique au quotidien, à travers la « méditation naturelle », sans être liée à un rituel ou à une tradition religieuse particulière. Elle suppose en revanche de développer une foi profonde en Dieu dont la guidance et l’énergie sont indispensables au travail de perfectionnement spirituel.

Bahram Elahi, vous exprimez dans votre ouvrage Fondements de la spiritualité naturelle une approche révolutionnaire de la spiritualité par rapport à la façon dont elle est souvent perçue aujourd’hui. Pourriez-vous résumer ce en quoi consiste la spiritualité pour vous ?

La spiritualité est la connaissance qui permet à l’homme d’atteindre sa perfection, c’est-à-dire cet état où se trouve accomplie sa nature primordiale. Il s’agit en quelque sorte d’une science expérimentale complète qui peut nous conduire à la juste connaissance de nos droits et devoirs, qui selon moi, est la clé de toute spiritualité authentique. Dans cette optique, c’est avec un état d’esprit scientifique que la spiritualité doit être abordée ; comme dans toute science expérimentale, il s’agit donc d’apprendre pas à pas, de comprendre, pratiquer, passer des épreuves, « absorber », « assimiler » et progresser ainsi jusqu’à la connaissance totale de notre « soi » et des lois qui déterminent son devenir. Bien évidemment, ce cheminement ne s’arrête pas à la mort du corps physique qui n’est qu’un outil provisoire, mais absolument nécessaire, pour construire les fondations de notre développement.

Si nous parlons de spiritualité naturelle, c’est parce que la spiritualité ne peut conduire à l’accomplissement de l’humain qu’à la condition d’être adaptée à la nature réelle de l’homme ainsi qu’à ses besoins spirituels authentiques. Comme le corps, l’âme humaine a besoin de nourriture. Mais de même qu’il existe des nourritures nocives pour le corps, il existe des nourritures spirituelles empoisonnées. Par exemple, si nous mettons en pratique un principe divin falsifié ou si nous croyons en un principe qui n’est pas d’origine divine, nous empoisonnons notre moi métaphysique. Ce qu’il importe de connaître, c’est donc une spiritualité apte à nourrir sainement l’esprit des hommes afin d’assurer à cet esprit une maturation progressive et une croissance naturelle. Et c’est à ce besoin que répond la spiritualité naturelle, en nous instruisant des principes divins originels adaptés à la nature de notre moi réel.

Ces principes peuvent se résumer en quelques règles apparemment très simples et qui n’impliquent l’adhésion à aucune doctrine spirituelle ou religieuse en particulier. Lutter contre nos points faibles jusqu’à ce que nous parvenions à établir un équilibre parfait entre l’excès et le défaut (la perfection). Avoir constamment le Créateur (bienveillant et éducateur) présent à l’esprit et vouloir en toute chose être en accord avec Lui. Vouloir dire et agir en bien envers les autres, ce qui implique le respect des droits d’autrui. Appliquer les principes fondamentaux de l’éthique et de la religion, car ce sont eux qui engendrent l’ordre et la paix des sociétés. Etablir un équilibre entre notre vie spirituelle et notre vie matérielle, ce qui implique vivre dans la société et avec la société et à cette fin, assumer soi-même, par son propre travail, sa vie matérielle.

Dans ce processus de perfectionnement, quelle est l’utilité de la foi en Dieu ?

Nous venons de dire que la spiritualité a pour fonction de développer harmonieusement l’esprit de l’homme afin qu’il puisse accomplir sa nature primordiale et parvenir à sa perfection.

Dans ce processus, la foi est d’abord indispensable pour nous donner la motivation de nous développer. En effet, la foi peut se définir comme une attraction vers la transcendance, vers le divin. En ce sens, plus nous avons la foi, plus nous sommes attirés par cette transcendance et plus nous avons le désir de nous développer. Toutefois, étant d’origine métaphysique, seule l’énergie métaphysique dégagée par Dieu vrai peut favoriser ce développement. Et pour capter cette énergie métaphysique, il nous faut pratiquer une méditation naturelle, c’est-à-dire considérer à tout instant que Dieu est présent et nous efforcer en permanence d’agir conformément à son contentement. C’est la connaissance des principes de base, puis de leur application aux innombrables situations et cas complexes auxquels la vie nous confronte qui nous donnera peu à peu l’expérience de ce qui, en toute chose, contente Dieu.

En spiritualité, la foi est également nécessaire afin que nous puissions trouver l’enseignement adapté à un développement harmonieux de notre dimension spirituelle. Car si le Créateur s’est fait un devoir de toujours tendre une corde de guidance sur la terre, il existe également des forces tentatrices qui tendent elles aussi leur corde. Comment allons-nous distinguer la vraie corde des fausses ? Là encore, seule la foi peut nous permettre de saisir la bonne corde, celle qui nous permettra de sortir du « ravin » dans lequel nous sommes actuellement pour nous conduire à la perfection. Mais attention quand nous parlons ici de foi, nous parlons de foi pure et sincère en Dieu vrai – c’est-à-dire Dieu tel qu’il est vraiment et non tel que nous L’imaginons. En effet, si notre foi n’est pas sincère ou si nous avons foi en un faux Dieu, nous perdons en réalité les bénéfices de la foi.

Ainsi, pour croître et se développer, l’être humain a besoin de ce qu’on a appelé la lumière et la chaleur divine. La lumière divine est le savoir divin, c’est-à-dire les prescriptions d’origine divine dont la compréhension et l’assimilation par la mise en pratique dans la vie de tous les jours sont indispensables au développement de l’homme. La chaleur est l’amour que nous avons pour notre créateur et qui crée en nous la motivation nécessaire pour pratiquer ces prescriptions jusqu’à nous en nourrir. Or, pour capter naturellement, c’est-à-dire dans les bonnes proportions, ni trop, ni trop peu, la lumière et la chaleur divines, il est indispensable d’avoir la foi en Dieu.

En réalité, la foi en Dieu est indispensable à toutes les étapes du cheminement et du travail spirituel. Elle constitue une barrière solide contre les éléments pathogènes qui menacent à tout instant d’attaquer l’âme et de l’affaiblir. Elle intervient aussi massivement dans le processus qui conduit l’homme à la maîtrise de ses points faibles. Elle permet en effet de neutraliser les effets secondaires (comme par exemple la création de complexes) engendrés par la lutte contre un point faible ; c’est également elle qui attire l’aide divine sans laquelle il est impossible de maîtriser durablement un point faible, voire de le gommer définitivement. Ainsi, la foi sincère en Dieu vrai se présente comme le véritable pilier du perfectionnement spirituel.

Vous semblez ainsi accorder une importance toute particulière à une pratique au quotidien de la spiritualité. Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?

Traditionnellement, la spiritualité a souvent été perçue comme une activité s’effectuant en marge de la société. Mais en fait, il n’y a pas de contradiction entre spiritualité et vie sociale. Car si la spiritualité a pour but le perfectionnement de l’âme, où peut-on mieux développer en soi les qualités positives de l’humain que dans la confrontation perpétuelle à ses semblables, c’est-à-dire en menant une vie active dans et avec la société ? De ce point de vue, tout devient spirituel et on n’a plus besoin de consacrer à la spiritualité un lieu et un temps particulier pourvu qu’en toutes choses et en tous lieux, on considère le point de vue spirituel et qu’on s’efforce, au quotidien, de penser et d’agir selon les principes spirituels naturels.

La spiritualité au quotidien, c’est d’abord ne se savoir jamais seul, ne jamais se sentir abandonné à soi-même, avoir constamment le Créateur présent à l’esprit, et vouloir être en toute chose en accord avec Lui. Cette méditation naturelle qui doit accompagner tous les actes de la vie, crée en nous une énergie positive, motivante et mobilisatrice. Elle développe une attention à soi et aux autres, une confiance en soi et en Dieu, et nous procure une assurance et une sérénité intérieures. Elle élargit et approfondit notre champ de conscience et nous amène peu à peu à la compréhension de nos questions.

La spiritualité au quotidien, c’est également s’efforcer à tout instant, que ce soit au travail, au sein de sa famille, et avec toute personne en général, à respecter les droits de l’autre, c’est-à-dire vouloir pour autrui ce que l’on veut pour soi, tout en sachant par ailleurs défendre ses propres droits quand il le faut.

La spiritualité au quotidien, c’est comprendre que le mal n’est pas créationnel et que son existence est due au dysfonctionnement des êtres responsables, tel l’homme. A partir de là, on comprend qu’il est de notre devoir de lutter contre le mal, mais qu’il n’est pas juste de voir les hommes en mal et de leur vouloir du mal. C’est alors que le pardon peut prendre un sens, qu’on apprend la tolérance et la compassion.

La spiritualité au quotidien, c’est en réalité toute la spiritualité, car c’est au quotidien qu’on peut la pratiquer et l’assimiler, par une attention constante à soi, aux autres et au Créateur.

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« Connais-toi toi-même… »

Ostad Elahi nous montre qu’il est vain d’aller chercher ailleurs ce qui réside en soi ! (1)

Extrait 1

La clé de « la connaissance de soi » est de pénétrer en soi-même, et cela consiste à chercher Dieu en soi. Tout homme porte en lui la graine de la connaissance de soi, mais il lui faut apprendre à la cultiver. Lire la suite

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Éthique de la vertu et médecine à l’époque des Lumières

Par , le 11 Juil 2010, dans la catégorie Articles

L’éthique de la vertu, que l’on trouve déjà chez Platon ou Aristote, se définit comme une approche éthique mettant l’accent sur le caractère de l’agent. Tandis que le conséquentialisme s’intéresse aux conséquences de l’action (c’est le cas par exemple de l’utilitarisme de J. S. Mill), et l’éthique déontologique à la formulation de règles morales (par exemple l’impératif catégorique kantien ou les dix commandements), l’éthique de la vertu définit un acte vertueux par la présence dans l’agent d’une certaine vertu, comme la bienveillance ou la générosité. Lire la suite

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La quête des trésors cachés

Par , le 29 Juin 2010, dans la catégorie Lectures

Leili Anvar et Makram Abbès, Trésors dévoilés : Anthologie de l’Islam spirituel, Seuil, 2009.

À voir l’actualité, on oublierait presque que l’Islam a couvé des philosophes de grand talent, des mystiques aux expériences variées et riches, des poètes parmi les plus inspirés. Dans cette anthologie de l’Islam spirituel, exercice en lui-même austère et sérieux, Leili Anvar et Makram Abbès nous promènent dans un champ prospère, abondamment irrigué par une pensée spirituelle aux sources multiples. Un coin de paradis qui mérite non pas un statut de martyre pour le découvrir mais un peu de curiosité sans préjugé pour retrouver ainsi l’authenticité d’une religion.

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Marcel Conche : une sagesse pour ce monde

Pour beaucoup de ceux qui l’ont découvert à travers ses livres ou son enseignement, Marcel Conche incarne la figure contemporaine d’une sagesse humaine, délivrée des illusions mais ouverte au mystère des choses. André Comte-Sponville, parmi d’autres, a reconnu sa dette à son égard. Longtemps professeur de philosophie à la Sorbonne, Marcel Conche poursuit aujourd’hui son œuvre depuis son lieu de retraite. Une œuvre importante (près d’une trentaine de livres régulièrement réédités) qui n’hésite pas à aborder de front les « grandes questions » de l’existence (le destin et la mort, la vérité et le bonheur, le sens ou le non-sens de la vie, le fondement de la morale) ; une œuvre qui traverse toute l’histoire de la philosophie occidentale depuis son origine grecque, en passant par les figures matérialistes et sceptiques de Lucrèce, Pyrrhon, Montaigne ou Nietzsche, et en s’autorisant quelques incursions du côté des sagesses orientales (Lao Tseu).

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Le carnet de bord : un outil pour pratiquer l’éthique

Par , le 30 Mai 2010, dans la catégorie Pratiques

Le fait de tenir un journal de bord peut être utile à plusieurs titres dans la pratique de l’éthique. C’est une aide précieuse dans le processus de connaissance de soi.

Lutte contre l’oubli et connaissance de soi

Noter ses expériences a une première utilité évidente : en plus du fait que c’est un moyen de lutter contre l’oubli, cela nous aide à focaliser notre attention sur notre vécu quotidien, nous incite à l’analyser et nous motive à définir un plan d’action pour le jour suivant visant à corriger les erreurs de la veille.

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Loin des yeux près du coeur

Par , le 20 Mai 2010, dans la catégorie Pratiques

A côté des personnes dont on apprécie et recherche la compagnie, il y a toutes celles dont la présence nous est pénible et éveille en nous des sentiments négatifs. Quand on y regarde de plus près, on voit bien que ces sentiments ont « moralement » quelque chose de suspects. Pour le dire rapidement, ils proviennent souvent, pour ne pas dire toujours, de nos propres défaillances morales. En ce qui me concerne, puisqu’il faut bien donner un exemple, la rivalité et la blessure d’amour propre sont indéniablement à l’origine de mes aversions les plus fortes. Il aura suffi que j’interprète un sourire ou une parole comme une marque de condescendance pour que mon interlocuteur devienne sur le champ une personne à abattre.

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Une certaine idée de l’éthique

La Fondation Ostad Elahi – Ethique et solidarité humaine fête ses dix ans d’existence.

À l’occasion de la célébration de cet anniversaire, son président, le professeur Bahram Elahi, en rappelle les objectifs en expliquant de quelle manière elle trouve son impulsion dans la pensée de son père, Ostad Elahi : une « pensée centrée sur la pratique de l’éthique par pure humanité et dans l’intention du contentement divin ».

Mais qu’est-ce que le divin, et comment le connaître ? C’est la question qu’aborde cette courte séquence vidéo, où Bahram Elahi évoque au passage l’importance, dans son propre parcours, de l’inspiration et de l’exemple offerts par une personnalité d’exception.

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Les preuves de l’existence de Dieu : les limites

Par , le 9 Mai 2010, dans la catégorie Articles

Dans son effort pour concilier la foi et la raison, la philosophie a produit ce que l’on a coutume d’appeler des « preuves de l’existence de Dieu » (voir aussi cette vidéo). Ces preuves se présentent sous la forme de raisonnements plus ou moins sophistiqués, sous la forme d’arguments sujets à discussion et dotés, il faut bien l’avouer, d’une force de conviction qui laisse parfois à désirer. Au sujet de ces preuves, Pascal écrivait qu’elles « sont si éloignées du raisonnement des hommes et si compliquées, qu’elles frappent peu, et quand cela servirait à quelques-uns, cela ne servirait que pendant l’instant qu’ils voient cette démonstration, mais une heure après, ils craignent de s’être trompés » (Pensées 543).

La critique de Pascal ne porte pas ici sur la valeur rationnelle de ces preuves, elle pointe seulement leur inefficacité à emporter l’adhésion des athées. Lire la suite

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La règle d’or revisitée

Par , le 25 Avr 2010, dans la catégorie Lectures

Olivier Du Roy, La Règle d’or, éditions du Cerf, 2009

La règle d’or, une maxime négligée, surtout dans le monde francophone : l’intention d’Olivier Du Roy est de la revivifier en rappelant ses origines et sa présence partout où religion et culture sont attestées, c’est-à-dire depuis le Ve siècle avant notre ère. Avec une ardeur contenue et beaucoup d’érudition, il passe en revue les diverses interprétations de la maxime, les louanges et critiques dont elle a été l’objet à travers les siècles et l’ampleur qu’elle a prise à travers le monde ; son objectif est de nous en faire découvrir le mécanisme intime qui explicite sa portée morale et justifie son universalité. Lire la suite

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Évocation d’une naissance spirituelle

Par , le 14 Mar 2010, dans la catégorie Articles

Au commencement, une âme céleste traverse un ciel telle une étoile filante.
Elle vient d’un autre monde.
Unique.
Un monde qu’elle connaît bien, puisqu’elle est entièrement faite de ce monde.

Son royaume et elle décidèrent de se séparer.
Accord et Dissonance, Plénitude et Insuffisance, Choix et Nécessité.

Sous le signe d’une très haute justice animée d’une extrême bienveillance, son monde d’origine lui indique un lieu qui sera sa matrice et un corps qui sera son enveloppe.

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Malek Jân Ne’mati, la mystique éclairée

Héritière d’un enseignement spirituel réunissant les religions anciennes de l’Iran, l’islam mystique et la culture kurde, « sainte Janie » œuvra au renouvellement de la tradition, en conjuguant contemplation et ouverture sur le monde. Un article de Leili Anvar, publié dans Le Monde des religions de janvier-février 2010, consacré à la soeur d’Ostad Elahi, Malek Jan Ne’mati.

Née dans un village reculé du Kurdistan iranien en 1906, Malek Jân Ne’mati, surnommée « sainte Janie », a traversé le XXe siècle en apparence très loin du monde et de ses fracas, dans l’étude, la prière et l’enseignement spirituel. Et pourtant, le témoignage de ceux qui l’ont connue et les traces écrites qui restent de son enseignement presqu’exclusivement oral montrent à quel point elle fut, malgré son goût pour une vie contemplative, une femme très au fait de l’actualité du monde, très engagée aussi dans la défense des droits des plus faibles et des femmes en particulier, autant qu’un penseur profondément concerné par des questions philosophiques et les enjeux éthiques de son temps.

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Ne pas juger, c’est gagner

Par , le 21 Fév 2010, dans la catégorie Pratiques

Cet article a été proposé par une lectrice du site e-ostadelahi.fr à la suite de la publication de l’article Ne pas juger négativement.

Ne pas juger négativement : a priori c’est un objectif tout à fait louable et essentiel. Que faire cependant lorsqu’on a affaire à quelqu’un qui semble critiquable à juste titre, quelqu’un dont l’attitude est vraiment préjudiciable aux autres, quelqu’un qui, par exemple, nuit au bon fonctionnement d’un service ? Comment réagir lorsqu’un membre d’une équipe bâcle son travail et que l’ensemble de l’équipe en pâtit ? Dans ce contexte, je me suis interrogée sur ma relation à l’un de mes collègues de lycée. C’est un collègue qui, de l’avis général, ne fait pas son travail très sérieusement. J’avais déjà essayé de cesser de le critiquer, de chercher des points positifs dans sa relation aux élèves, de voir que sa vie est difficile, etc. Mais le résultat n’était pas convaincant et si je le critiquais moins, j’avais régulièrement des pensées très négatives envers lui, ce qui commençait à me peser. C’était comme un polluant concentré dans une partie de ma pensée, mais qui, je le sentais bien, avait des effets délétères sur l’ensemble. Il fallait que je réagisse. J’ai examiné la situation sous l’angle du jugement avec les critères proposés dans l’ouvrage Juger n’est pas jouer (Claude Berger, coll. Éthique au quotidien, L’Harmattan, 2006). Lire la suite

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Ne pas juger négativement

Par , le 7 Fév 2010, dans la catégorie Pratiques

 

Ne voyez rien en mal, ne dites jamais de mal et ne méprisez aucune créature.
100 maximes de guidance par Ostad Elahi, éd. Robert Laffont

 

Une chose m’a toujours frappée : ceux qui ont atteint un certain degré de maturité spirituelle ont un regard sur l’autre, pénétrant et perspicace, empreint d’une grande bienveillance. Quiconque a eu la chance d’approcher de tels êtres a pu ressentir la force positive contenue dans un tel regard, qui lui donne un pouvoir de transformation. Ce regard profond et généreux, qui va au-delà des apparences et des préjugés et que l’on pourrait appeler un regard « juste », voilà ce que j’aimerais peu à peu développer en moi.

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