Oeil avec la Terre

Quelques réflexions sur la valeur du monde

10 responses

  1. Marie
    22 mars 2009

    Merci pour ces réflexions, à méditer. Elles font ressortir un équilibre dont on sent la justesse.

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  2. MH
    22 mars 2009

    Bravo pour ce texte, qui me paraît une vision bien complète de notre but sur terre… et donne un sens à la vie!
    Et, en plus, vous citez mon philosophe préféré: Marc-Aurèle!
    😉
    En effet, si je résume (beaucoup) ce que je comprends:
    Ce monde a des valeurs, mais qui ne sont que des « moyens », pas des « buts »: attention!
    Nous devons donc avoir une vision juste pour « connaître » ou « reconnaître » les valeurs et (je cite): « donner sa juste place (nous y re-voilà!) aux valeurs du monde ».
    Ce qu’il y a de « révolutionnaire » (si je puis dire!) c’est que, comme les valeurs du monde sont des moyens, il ne faut pas les rejeter mais les utiliser pour avancer (je cite) « comme une terre de récolte pour l’autre monde »!!!
    Ai-je bien résumé?

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  3. Laura
    25 mars 2009

    Ce texte me parait être totalement à contre-courant des idees influentes circulant dans la société en ce moment ( ex : Media etc.. ) ou on accorde – presque sans se rendre compte de la valeur à de la « non valeur » – si je me réfère au texte.
    En tout cas, merci beaucoup pour ce texte qui rafraichit, qui porte à se questionner sur notre vision des choses et aussi qui fait réfléchir sur les vraies valeurs des choses.

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  4. Andreu
    27 mars 2009

    Merci beaucoup pour cet article d’une grande valeur puisqu’il nous éclaire, à mon sens, sur le véritable enjeu de notre vie. Depuis quelques années j’essaie de développer et d’intégrer une vision plus juste des valeurs de ce monde à la fois par ambition spirituelle, mais aussi pour une raison plus matérielle, celle de lutter contre le stress et l’anxiété. Je me suis aperçu qu’il y avait comme une sorte de principe de vases communicants entre mon attachement exagéré aux valeurs tournées vers la seule satisfaction de mes désirs matériels et mon niveau de stress et d’anxiété. En y « regardant » de plus prés, j’ai remarqué que derrière chaque stress se tient l’attente d’une satisfaction matérielle et/ou la peur de perdre l’objet d’un désir de quelque ordre que ce soit. Les exemples ne manquent pas, je n’en évoquerai que quelques-uns : convoitise, appétence, quête du succès, peur pour son image, peur des échecs, peur de toute forme de rivalité… Ma recherche n’est certes pas uniquement tournée vers la tranquilité ou la paix intérieure, je remarque simplement que lorsque mon esprit est comme absorbé et polarisé (d’une façon plus ou moins consciente) par les valeurs de ce monde, c’est la peur, sous ses différentes formes qui est au rendez-vous.
    À l’inverse, si je m’autosuggestionne, comme il est dit dans l’article, sur l’idée que « ce monde est une terre de récolte pour l’autre monde », j’arrive le plus souvent à reprendre le contrôle de moi-même et à retrouver une certaine confiance et tranquilité. Ce retour au contrôle me permet pas exemple d’échapper à toutes sorte de déprimes, de découragements, d’emportements, de jalousie, d’amertume…En outre cet état de confiance et de tranquilité, me porte naturellement à me tourner vers autrui avec bienveillance, d’être plus facile à vivre pour les autres, plus à leur écoute donc plus disponible pour leur venir en aide.

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  5. JA
    29 mars 2009

    Lors d’un dîner j’avais eu une discussion sur la valeur de l’argent et sur le fait qu’avec la crise financière que nous traversons cela ne m’apparaissait pas être une vraie valeur, puisqu’elle peut s’effondrer et n’est pas durable. Mes interlocuteurs étaient convaincus que nous ne sommes rien sans l’argent, que la personnalité, ou le talent n’étaient en réalité que reconnus par le biais d’une valeur liée à l’argent. Ce qui revient à dire que « tu n’es rien sans argent ». Même les exemples de certaines personnes disparues qui n’avaient pas d’argent et qui ont marqué l’humanité par leurs actes ou leurs paroles sans ce moyen n’ ont eu raison ce jour là !
    Qu’en pensez-vous ?

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  6. Inc
    30 mars 2009

    L’argent a une valeur qu’il faut essayer de remettre a sa place: il permet de me nourrir de m’habiller d’aider autrui, participe à l’éducation des enfants… Négliger cela est à mon sens excessif. Mais ce n’est pas une fin en soi, c’est un moyen. Ce n’est pas mon essence. Et ce n’est pas ce qui fait ma valeur. La dignité, l’intégrité, le courage…C’est autre chose. En faire un but amène a des comportements anti éthiques. Oui, il est intéressant de chercher à lui donner sa vraie valeur.

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  7. Cogitons
    31 mars 2009

    Je pense, comme le grand penseur et philosophe Jacques Séguéla, que « si à 50 ans, t’as pas ta Rolex, t’as raté ta vie ». Je ne suis dons pas Hégélien, mais Séguélien. C’est beaucoup plus chic!

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  8. MH
    4 avril 2009

    @ Cogitons
    Merci pour ce bon moment de rigolade… Ca fait du bien! (mais les Rollex, c’est dépassé, mon vieux!)
    😉
    Pour ma part, après avoir eu la chance de vivre des moments avec des amis dans des hôtels 4 (voire 5) étoiles, et d’autres autour d’un feu de camp à la belle étoile, en grattant ma guitare, je dois dire que DE LOIN, je préfère mes moments en camping qu’avec des gens snobinards en hôtel de luxe!!! (ils n’ont pas l’air très heureux, d’ailleurs…)
    C’est toute la différence entre l’authentique et l’artificiel!
    Les gens artificiels pensent surtout à frimer – avec des objets chers, donc avec de l’argent -, mais les gens authentiques en font peu de cas, et remettent les choses à leur place (comme dit Inc)…
    Quand on demande aux gens « qu’est-ce que le luxe pour vous? » la plupart répondent « une famille heureuse »…

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  9. Cogitons
    5 avril 2009

    @MH: Rolex prend un seul « l » (même les modèles les plus chers), et la guitare, voire les feux de camp dans les hôtels 5 étoiles, ce doit être très bien aussi 🙂
    – Un peu plus sérieux: il est intéressant de rappeler que Marc Aurèle ne croyait absolument pas à la vie « individuelle » dans l’au delà, il écrivait dans ses « Pensées »:
    « La mort est la cessation des représentations qui nous viennent des sens, des impulsions qui nous meuvent comme avec des cordons, du mouvement de la pensée et du service de la chair. »
    Et que ce n’est donc pas la crainte du « jugement divin » ou le désir d’une bonne « situation personnelle dans l’après vie » qui étaient les moteurs de sa démarche, mais celui de vivre « dans le bien » conformément à la « nature ».
    Il écrivait encore:
    « Qu’est-ce donc qui peut nous guider ? Une seule et unique chose : la philosophie. Et la philosophie consiste en ceci : à veiller à ce que le génie qui est en nous reste sans outrage et sans dommage, et soit au-dessus des plaisirs et des peines ; à ce qu’il ne fasse rien au hasard, ni par mensonge ni par faux-semblant ; à ce qu’il ne s’attache point à ce que les autres font ou ne font pas. Et, en outre, à accepter ce qui arrive et ce qui lui est dévolu, comme venant de là même d’où lui-même est venu. Et surtout, à attendre la mort avec une âme sereine sans y voir autre chose que la dissolution des éléments dont est composé chaque être vivant. Si donc pour ces éléments eux-mêmes, il n’y a rien de redoutable à ce que chacun se transforme continuellement en un autre, pourquoi craindrait-on la transformation de leur ensemble et sa dissolution ? C’est selon la nature ; et rien n’est mal de ce qui se fait selon la nature. »
    Je trouve fascinant ce « désir éthique désintéressé ». Je le trouve plus haut que le « désir éthique intéressé » (j’agis en « bien » pour en récolter les fruits pour moi-même dans l’autre monde). D’autres trouvent ça absurde. A chacun ses conclusions.
    – Sur la question de l’argent: il en faut, de toute évidence, pour mener une vie digne dans la société, éduquer ses enfants, ne pas devenir une charge pour les autres. En faire le but de sa vie me semble peu attirant. D’ailleurs, toutes les études sur le sujet montrent que passé un certain seuil, la richesse matérielle ajoute peu au bonheur. Et vu les soucis qu’elle procure si on n’a pas une certaine « sagesse philosophique » (peur de perdre cet argent, faux amis intéressés, enfants qui veulent votre mort pour se partager l’héritage, après quoi ils se battront pour le partage, etc), mieux vaut y réfléchir à deux fois. Sinon, l’argent, c’est très bien et très utile, et c’est souvent la récompense justifiée d’un véritable travail. Comme on dit, il y a « l’argent bien gagné » et « l’argent moins bien gagné ». La valeur monétaire est la même, mais la vraie valeur est toute différente (je pense qu’on en a tous fait l’expérience). Et celui qui se dit « je ne gagne pas bien ma vie par mon travail parce que je suis nul » a peut-être raison, et le courage de se l’admettre à lui même, ce qui est le plus difficile et le premier pas vers la solution.

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  10. MH
    7 avril 2009

    (Désolée, Cogitons, pour les deux L de Rolex… j’ai écrit trop vite)
    😉
    Je partage votre avis: le désir d’éthique désintéressé, c’est encore plus beau! On ne doit pas « marchander » ou « marchandiser » ses bons actes!!! je pense que ça doit leur retirer toute leur valeur!
    D’autre part, je travaille (depuis toujours!) avec des gens riches, voire très riches… et je les vois évoluer, « vivre » (si je puis dire) avec leur famille, … Je dirais plutôt « à côté » d’elle, car ces gens-là passent leur temps à s’occuper de leur argent – et des intérêts des intérêts, etc.: ils négligent complètement leur famille ; les enfants, surtout, qu’ils laissent à des gouvernantes, des nurses…
    Le résultat est catastrophique!
    Combien j’ai vu de ces jeunes, drogués, mal élevés, impolis, méprisants… mais si malheureux!

    Je sais: il ne faut pas généraliser… et pourtant, je vous jure que c’est la majorité!
    Et les parents sont, eux aussi, imbus de leur pouvoir ou plutôt du pouvoir que leur donne l’argent qu’ils possèdent… Ils sont méprisants, impatients d’être servis et n’ont plus aucune idée de la « vraie valeur » des choses…

    Comme vous dites, Cogitons: comment savoir si leurs amis le sont pour eux ou pour leur argent?
    J’ai connu autrefois une milliardaire qui s’habillait « pauvre » (pour « tromper l’ennemi »:-)), et qui a fini par se suicider, car elle n’arrivait jamais à savoir si l’homme dont elle était amoureuse n’avait pas, finalement, pu savoir qui elle était vraiment ou combien d’argent qu’elle possédait!!!
    Elle avait 47 ans…
    Cela m’a beaucoup marqué, forcément…

    Et les gagnants des gros lots : on a vu que, finalement, ils n’étaient pas toujours heureux !!! (pour les mêmes raisons qu’au-dessus…)

    Encore une fois : l’argent est un moyen, il ne faut pas en faire pas un but… En manquer est douloureux (mais aussi se crée-t-on souvent des besoins !), mais en avoir « trop » n’est pas toujours un avantage dans la vie !

    J’ai aussi des amis qui ont connu des revers de fortune: ceux-là, ont compris où étaient les vraies valeurs… (on peut dire qu’ils ont « eu de la chance » !???…)
    😉

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