livres et tableau noir

Éduquer ses enfants commence par s’éduquer soi-même

17 responses

  1. Ziba
    21 juillet 2009

    Merci pour cet article intéressant qui motive à acquérir une maîtrise de soi si on souhaite réussir l’éducation de ses enfants.
    Il y a néanmoins un aspect qui à mon avis n’est pas assez développé dans cette contribution : l’influence du milieu, je vuex dire la société.
    Je peux vous parler de notre famille, mon mari et moi n’avons jamais fumé, nous ne buvons pas non plus, mais notre fils est accro à la cigarette et quand l’occasion se présente il picole comme « il faut ».
    Il a commencé à fumer à l’âge de 15 ans, au lycée.
    Je peux bien me culpabiliser en pensant à ma part de responsabilité dans cette affaire (et je le fais comme le font souvent les mères) mais objectivement, la société exerce une telle influence qu’il n’est pas possible de la neutraliser, même en donnant soi-même l’exemple.

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  2. Agathe
    21 juillet 2009

    @Ziba
    Je suis tout à fait d’accord avec vos remarques cependant je pense que servir d’exemples ne signifie pas pour autant « fabriquer des clones » ! D’ailleurs… cela se saurait car cela se verrait ! Je pense que s’éduquer soi-même
    avant d’éduquer son enfant est de l’ordre du devoir humain, c’est un facteur essentiel dans la formation de l’enfant mais -heureusement ou malheureusement- pas un facteur unique !

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  3. Igloo
    21 juillet 2009

    Article intéressant. Les parents ont tendance en général à culpabiliser de leur maladresse psychologique qui aurait produit tel ou tel complexe chez leurs enfants. Mais nous pensons moins souvent à l’effet que produisent sur nos enfants nos manquements moraux. Or nos enfants sont bien les miroirs de notre comportement moral, non seulement avec eux mais en général (par exemple de la relation des parents entre eux ou avec les autres).

    @ziba: Je ne pense pas que nos enfants imitent nos comportements de façon toujours aussi évidente que « je fume donc il fume ». Il est possible par exemple que nous ne fumions pas mais que nous ayons un autre comportement addictif ou que nous soyons trop sensibles au regard des autres ou tout autre point faible que notre enfant a intégré mais auquel il donne une autre forme en fumant. Je ne dis pas que c’est le cas pour vous, ni que c’est toujours comme ça, et il est certain que les copains du lycées ne sont pas toujours une aide ;-). L’idée, c’est plutôt qu’il ne faut pas trop simplifier les choses, l’imitation des parents par les enfants n’est pas simplement une copie mécanique de leurs actions, elle peut prendre des formes variées et subtiles.

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  4. Chapi
    21 juillet 2009

    très bon article!! cela rappelle aussi l’idée qu’il faut d’abord commencer à chercher à se transformer soi-même avant de s’intéresser à la transformation des autres!! … dans l’absolu, c’est déjà pas facile, mais pour ses propres enfants, c’est une véritable gageure!!

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  5. Della
    22 juillet 2009

    Je crois qu’il faut rajouter à cela le fait que, souvent, l’on est deux à élever des enfants… Dans ce cas, même si l’un des deux travaille sur un point précis afin de servir de modèle à ses enfants, il arrive que l’autre parent ne soit pas sur la même longueur d’ondes ou qu’il ne parvienne pas à lutter sur ce défaut en particulier . Cela crée donc une difficulté supplémentaire : Comment accepter que l’autre parent se montre faible devant ses efants alors que soi-même on tente de lutter et qu’on a alors l’impression que tous nos efforts tombent à plat? A l’inverse comment faire en sorte que l’autre parent soit indulgent vis à vis de certains de nos points fabiles que l’on n’arrive pas toujours à surmonter alors même que le conjoint s’efforce de lutter contre. Bref, les enfants sont une formidable source de travail sur soi et une extraordinaire opportunité de travailler sur la qualité de nos relations aux autres.

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  6. Shallum
    25 juillet 2009

    Je viens de lire cet intéressant article relatif à l’éducation des enfants!
    Mon intervention va se résumer à la dimension spirituelle dans l’éducation de l’enfant car pour moi, le spirituel commande le physique et toute activitité humaine part d’abord du spirituel pour aboutir au physique.
    Ainsi, si les parents sont en quête d’un guide pour l’éducation de leurs enfants, comme l’a dit l’auteur de cet article, les parents se doivent avant tout, d’être les modèles de leurs enfants, sinon, ces derniers se verront ds l’oblgation formelle de s’en trouver dehors ou si vous voulez ds la société. Pour ce faire, je recommande aux parents de mettre en exergue, le spirituel à travers une vie centrée sur le Divin, et inculquer l’obéissance aux lois divines à leurs progénitures. Car les lois de Dieu renferment tout le B.A.BA de la conduite ds la société, de l’âge de l’inconscience à celui du conscient. Et l’avantage à ce niveau est qu’en ce moment on est plus seul à éléver l’enfant mais c’est Dieu qui à travers nos prières quotidiennes donnent une orientation certaine à la vie de nos enfants, nous inspire les attitudes à avoir et nous dictent le modèle à tenir devant nos enfants! Je n’occulterai pas aussi le terme unité que doivent afficher les parents ds leur relation à la maison car que pourrait penser un enfant qui voit ses parents ne s’adressant pas la parole! et c’est triste de voir des parents se crier la dessus devant les enfants ou se battre comme des chiffonniers en mal de sensation!
    A tout point de vue soyons des modèles pour nos enfants mais cela sous la conduite de Dieu à qui nous nous serons totalement soumis et à qui nous aurons confié notre vie de façon entière et totale!
    Shallum à vous tous!

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  7. KLR
    22 août 2009

    Merci pour cet article. Je dois dire que l’éducation de l’enfant me parait la chose la plus difficile qui existe. En effet, l’enfant est tellement surprenant et dans l’immédiateté…Même lorsque l’on se prépare à bien agir, à contrôler son comportement, il y a toujours quelque chose d’imprévu venant de sa part qui nous entraîne dans des erreurs. Il faut être très vigilant, rapide, souple, patient, disponible, calme…
    C’est une relation à l’autre qui est très exigente et qui demande un travail constant sur soi. Maintenant, vu que l’on ne peut pas attendre d’être un modèle pour avoir des enfants (car si on attendait, il n’y aurait plus grand monde sur terre !), il faut espérer ne pas faire trop de manquements… J’aurai tendance pour ma part à me fier également à la Providence.

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  8. Andreu
    22 août 2009

    Merci pour cet article, où l’on comprend clairement qu’être parent est une grande charge et une grande responsabilité vis-à-vis de l’éducation éthique de nos enfants. Pourtant, le plus souvent on a des enfants bien avant de pouvoir être un modèle. On ne peut malheureusement pas attendre d’être arrivé à un niveau de développement et de maîtrise de soi tels que l’on puisse constituer véritablement un modèle avant de commencer à avoir des enfants. Si je fais cette remarque, c’est qu’il peut y avoir une dose importante d’orgueil à vouloir se montrer irréprochable à ces enfants, et qu’au bout du compte cet orgueil peut agir comme un frein et non comme un moteur. J’ai d’ailleurs pu constater dans certains cas que des personnes très éthiques et au comportement tout à fait enviable avaient des enfants particulièrement turbulents, mal polis, irrespectueux, etc.
    La difficulté est donc souvent d’arriver à faire passer de bons principes en dépit de nos faiblesses et défauts. Bien entendu, il ne s’agit pas d’être complaisant vis-à-vis de nos propres défauts ou manquements. Notre mission éducative n’est elle pas de faire passer ce en quoi nous croyons même si nous ne pouvons prétendre incarné le modèle rêvé. Mon sentiment est que ce qui compte, c’est de faire passer ce en quoi nous croyons vraiment avec le plus de sincérité possible. Pour que ces valeurs auxquelles nous croyons deviennent celle de notre enfant, il me semble que cela passe par l’édification d’un lien de confiance indestructible, une affection profonde qu’un bon coup de gueule ou une tape sur les fesses n’entamera en rien. C’est sur cette base d’affection et de sincérité que l’enfant sera probablement en mesure d’adopter naturellement nos valeurs, et sentira au plus profond de lui-même l’authenticité de ce vers quoi nous tendons même si nous n’en sommes pas encore de brillants représentants.

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  9. MH
    23 août 2009

    J’ai tellement apprécié cet article que je l’ai fait lire à mon entourage: ma soeur, ma fille, ma belle-fille…
    Merci aussi à KLR et Andreu: je suis de votre avis…

    J’ai aussi autour de moi deux exemples contraires: une amie (grand-mère de très jeunes petits-enfants) confondant l’amour et le laxisme… et une autre, bien trop autoritaire, tout le temps excédée par ses enfants et les houspillant sans cesse (son mari fait pareil, hélas!!!).

    Il faut choisir ‘le juste milieu’ (!): c’est-à-dire, leur parler calmement, les remettre en place fermement, mais toujours avec l’intention de les éduquer, avec amour, sans casser leur personnalité; pour EUX, pour en faire un Homme ou une Femme dignes de ce nom!

    Je connais des jeunes mères laxistes qui disent que si elles grondent leur enfant il ne va plus les aimer!!!
    Quelle bêtise: C’EST TOUT LE CONTRAIRE! les enfants demandent des guides, sans en être conscients, et nous les gâtons si nous ne sommes pas de bons guides pour eux.

    J’ai élevé mes enfants seule, sans père, et ils sont adultes à présent.
    Je leur ai demandé si je n’avais pas été trop sévère… (j’étais obligée de sévir souvent!) Ils m’ont répondu que j’avais été JUSTE!
    Quelle récompense…
    😉

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  10. Luce
    24 août 2009

    Bien d’accord avec vous Andreu,
    C’est une fois que j’ai eu des enfants que j’ai compris l’importance d’être « éduqué » soi-même en pratique et non en théorie. J’ai d’abord culpabilisé énormément en voyant chaque jour, et le temps passant, tous mes défauts et points faibles se refléter chez mes enfants. Comme un miroir. C’était atroce tellement je voulais être « la parfaite petite mère! » avec des enfants parfaits. Hélas! l’imperfection de mes enfants me ramenais toujours à moi-même ou à mon conjoint….
    Aujourd’hui, je pense avoir compris que la meilleure façon de faire est d’accepter ce que nous sommes (en tant que couple). Et pour ma part, ne pas avoir peur de montrer à mes enfants que, oui je suis faible et limitée mais en revanche je me donne du mal pour m’améliorer, pour essayer d’être un humain digne.

    Comme vous Ziba, dès fois, j’ai beaucoup d’angoisse quant à l’influence du milieu, et je me demande comment faire pour que nos enfants soient forts face aux dangers et tentations de ce monde ?

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  11. Cogitons
    25 août 2009

    Pour ma part, je m’émerveille de voir chez mes enfants des qualités qui ne sont pas du tout les miennes. La discipline, la volonté, l’obéissance, la délicatesse… Le modèle, c’est plutôt eux; l’aspirant, c’est moi. Ceci-dit, assumer sérieusement son rôle de parent au 21è siècle est probablement le plus gros challenge de notre vie. Surtout que c’est un phénomène tout récent auquel nous, hominidés et hominidettes, ne sommes pas du tout préparés. En l’espace d’un siècle environ, l’enfant, d’une créature ordinaire, relativement bon marché et finalement assez rentable, est devenu pour ses parents, l’épicentre hyper-coûteux d’un univers hyper-compliqué. Là où à 8 ans, ces chères têtes blondes aidaient déjà aux champs ou à la mine et contribuaient activement à faire vivre la famille, elles en ont aujourd’hui 28 et leurs parents épuisés et stressés par la vie paient encore leurs études, leurs loyer, et/ou lavent leur linge, et tout le reste. Seul l’instinct nous fait encore avoir des enfants. Mais dans quelques générations, on aura compris, et la natalité déjà fort écornée dans nos sociétés développées approchera alors de 0. On achètera des robots-enfants pour faire joujou et satisfaire un instinct parental en voie de disparition.
    D’ici là, à mes frères et soeurs parents, je conseille le film « Tanguy » qui, malgré quelques longueurs, est un assez bon exutoire. Il faut bien rire de tout ça et se détendre de temps à autres. Extrait ici:
    http://www.dailymotion.com/video/x4z6b4_tanguy-extrait_shortfilms
    Bon, je suis sans doute hors-sujet.et pas sérieux. Je vais me faire gronder par mes enfants…
    Oui, pour bien éduquer ses enfants il faut être éduqué soi-même. Mais il faut aussi être heureux, suffisamment détendu et surtout, disponible. Et c’est peut-être cela, dans le crazy monde actuel, le plus difficile. Amitiés, comisération, et courage à tous! 😉

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  12. MH
    27 août 2009

    @ Luce
    Peut-être qu’il est plus difficile de nos jours d’éduquer des enfants que par le passé… Quand je dis « par le passé », je parle d’il y a seulement 10 ans !
    Tout évolue si vite…

    Mais je m’aperçois que, si le couple de parents est bien uni et que leurs bases, leurs principes, sont authentiques (je parle de leurs valeurs), ce qui compte avant tout est ce qui se passe A LA MAISON : les influences extérieures seront passagères…

    Surtout apprendre L’ESPRIT CRITIQUE à ses enfants, pour qu’ils réfléchissent par eux-mêmes le plus tôt possible ; ne pas se montrer sectaire mais TOLERANT : les enfants verront la différence avec tous ces préjugés extérieurs !

    L’éducation que j’ai donnée à mes enfants a évolué avec leur âge : très jeunes, ils devaient obéir au doigt et à l’œil… et c’est ce qu’ils faisaient ! (ils n’étaient pas très difficiles, mais j’ai commencé très tôt – 3 mois – à leur faire comprendre qui décidait pour eux !)
    Ensuite, il a fallu que j’élargisse les guides, que je donne des explications : (mes parents me disaient « parce que c’est comme ça! » et ça m’horripilait !! alors, je n’ai pas fait comme ça ), et cela a toujours été profitable!

    Bref : pas de difficultés insurmontables… Considérer ses enfants comme des êtres en formation, avec leur propre dignité, leur propre personnalité à faire épanouir…
    Les écouter, bien sûr, mais relativiser suivant leur âge… Je vois des mamans expliquer à leur enfant de 3 ans des choses qu’ils ne peuvent pas comprendre : c’est assez ridicule…

    J’ai lu récemment sur Internet un désaccord entre l’éducation prisée il y a quelques années par Françoise Dolto et un revirement actuel de l’autorité : ces articles sont très intéressants à lire !

    Ne vous angoissez pas : faites de votre mieux, comportez-vous avec amour et dignité… et que vos actes soient en accord avec vos paroles !
    😉

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  13. Luce
    29 août 2009

    Merci MH pour vos conseils, ils m’ont réconforté…
    Cogitons: j’aime votre remarque « il faut être heureux,…détendu, et…disponible. Effectivement, je pense que c’est là une clé mais comme vous le dîtes, pas facile à faire dans notre société actuelle….

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  14. Zitronade
    15 septembre 2009

    Il me semble également que le libre-arbitre de l’enfant, ainsi que sa capacité à intégrer l’éducation donné, jouent également un rôle très important,
    Par exemple, deux enfants soumis à la même éducation, baignant dans le même environnement, ne vont pas forcément réagir de la même manière. L’un peut accepter totalement l’exemple donné, et l’autre le refuser par choix ou par capacité.
    Je me souviens d’un exemple précis où deux enfants, durant leur adolescence, avaient pareillement refusé l’exemple de leurs grands parents, pourtant exemplaires. Avec la maturité, l’un deux avait fini par le comprendre, l’accepter, et voir même le reproduire dans sa vie d’adulte. L’autre avait continué toute sa vie de le refuser.
    Un autre exemple est celui d’un parent qui, lorsqu’il était enfant, était souvent battu par son père. Devenu adulte et père à son tour, il avait choisi de ne jamais lever la main sur ses enfants car se souvenant à quel point cela faisait mal de se faire battre.
    Je crois donc qu’il est important de montrer l’exemple et d’éduquer le mieux possible en fonction de nos propres capacités, mais que le résultat dépend également d’autres facteurs qui nous échappent complètement.

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  15. baobab
    27 mai 2011

    @ziba et luce
    Je suis d’accord avec MH. L’influence de la société est certes très présente de nos jours mais le fait d’inculquer des valeurs justes (éthiques à mon sens) à nos jeunes, en les exerçant nous-mêmes, permet de développer chez eux une faculté de discernement du « bien » et du « mal ». Le fait de ne pas fumer, par exemple, implique votre dédain pour la cigarette mais cela doit s’accompagner d’une explication concrète. Il est nécessaire de plus, le plus tôt possible, d’expliquer les effets néfastes de la cigarette (ou de toute autre mode actuelle qui peut nuire) afin de développer le sens critique; la réflexion par lui-même.
    Le conformisme des jeunes s’explique parfois par un manque de personnalité et aussi par une pression trop forte d’un milieu trop perturbé. La solution ne serait-elle pas de préserver nos jeunes de ce milieu trop pollué ?

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  16. Ms
    27 juin 2011

    @baobab: Je suis d’accord avec ce que vous dites dans le premier paragraphe de votre commentaire.

    Pour ce qui est de votre interrogation, – « la solution ne serait-elle pas de préserver nos jeunes de ce milieu trop pollué? » – j’ai le sentiment qu’il y a une contradiction dans votre phrase de transition à la question: « le conformisme des jeunes s’explique parfois par un manque de personnalité et aussi par une pression trop forte d’un milieu trop perturbé. »

    On entend par « conformisme », le respect des usages établis. En ce sens, respecter ces usages alors même que l’on se trouve dans une société dite perturbé traduit une forme, même minime, de personnalité car, je pense, que cela sous-entend aller à l’encontre de ce qui se fait, avoir assez de courage et de convictions pour s’affirmer face aux tentations quotidiennes …

    Tout dépend de ce que vous entendez par ces usages, ce conformisme. Si à l’inverse, il s’agit de dire qu’il y a un manque d’affirmation de nos convictions nous amenant à suivre le courant de la société bêtement, alors je suis d’accord et j’en fais même partie !

    En somme, je pense que « ce milieu pollué » est primordial pour le développement de tout individu à partir du moment où elle ou il le considère comme un moyen – et non un but – pour progresser. Pour moi, le fait d’éloigner une personne de ce milieu est une sorte de fuite, une solution de facilité car cette dernière ne lutte pas ou du moins pas comme elle le devrait ou pourrait. C’est justement être confronté à ce milieu qui nous permet de nous préserver en ce sens où on en apprend plus sur nous, on se fortifie, on développe cette fameuse personnalité … Adopter le comportement contraire revient, pour ma part, à fuir tout bonnement. Ce serai dommage.

    D’ailleurs, certes ce milieu est pollué mais c’est à nous d’en faire bonne usage. L’idée n’est pas de rester spectateur de cette pollution: de la subir ou de fuir par une pseudo-préservation. Tout dépend de notre objectif et de l’usage qu’on en fait. Cette apparente pollution, utilisée à bon escient, peut au contraire nous être plus que bénéfique … C’est, de plus, là que réside l’utilité de discerner le « bien » du « mal » dont vous parlez dans la première partie de votre commentaire. Sur le plan théorique, leur distinction est nécessaire mais qu’en est-il de la mise en pratique? Encore une fois, ce serai dommage de s’arrêter en si bon chemin à mon sens !

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  17. vieuxbazou
    20 avril 2012

    C’est bien beau tout ca mais il faut être réaliste de dire qu’il y a des parents pourri qui ne savent carrément pas quoi faire lorsque vien le temps de corriger les comportements de leur enfants. Tu es bon ou tu es un pas bon c’est comme ca que cela fonctionne. Et aussi, on donne à nos enfants l’éducation que nous avons nous même reçu!! Arrêter de vous mettre la tête dans le sable. Combien d’homme et femme font des enfants et ne sont mêmes pas capable de s’en occuper.

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