grimpeur en montagne

Une pratique spirituelle en 3 axes

9 responses

  1. Dan
    20 avril 2009

    Merci pour cet article intéressant, qui donne une bonne synthèse des points sur lesquels concentrer nos efforts du quotidien.

  2. Tong
    17 mai 2009

    Simple, clair, net et précis.
    Merci.

  3. why
    7 juin 2009

    Et alors ? on dirait que vous avez lu ce texte comme celui d’une posologie que l’on trouve à l’intérieur des boites de médicaments! N’avez vous aucune expérience pratique à échanger ?
    Pour ma part, j’en ai une: Il y a 3 ans, je me suis engagée dans la vie associative. On m’a confié la responsabilité de « la boulangerie ». En deux mots, ça consiste à ramasser, le soir, les invendus dans les boulangeries qui acceptent et à les redistribuer le lendemain matin. Au passage,un joli petit boulot de coordination . Tout se passait bien. Cette année, je ne sais pour quelle raisons, certains bénévoles se sont mis à intervenir de façon très désordonnée et irresponsable dans la gestion et la distribution. Un observateur est venu me voir et m’a dit : reprends l’activité en main, ça part en live!
    Et que m’a dit mon soi impérieux à ce moment là? « Eh bien, s’ils sont si malins, je rends mon tablier, qu’ils se débrouillent sans moi! » Et voilà comment on se prend la main dans le sac. Mon soi impérieux en trouvant un allié dans ma susceptibilité, cherchait à me démobiliser et il avait presque réussi. Car en rentrant chez moi, je me suis dit : « mais qu’est ce que tu cherches? ton propre contentement ou celui des autres? Sincèrement, pour quelles raisons fais-tu cela?.
    J’ai pris le temps de réfléchir et j’ai repris en main l’activité pour retrouver un maximum d’efficacité . Je ne supporte pas d’avoir faim et je fais ce qui est en mon pouvoir pour que les autres n’aient pas faim.
    A vous.

  4. george
    8 juin 2009

    @why : « pour quelles raisons fais-tu cela ? » Se poser régulièrement cette question me semble un excellent moyen de lutter contre les déceptions et les revers que l’on ne manque pas de rencontrer quand on s’efforce de faire du positif ! Je vais essayer de m’en souvenir.
    Je crois bien qu’on a tous connu maintes fois ce genre de découragement lorsqu’on fait un truc sympas pour quelqu’un et que la personne ne nous en montre aucune reconnaissance. J’ai même lu quelque part dans un bouquin de Kant que ceux à qui on a fait du bien nous en veulent et finissent donc par se venger car ils se sentent redevables et que personne n’aime pas se sentir redevable.
    Cela dit, à la réflexion, je me dis aussi que souvent, les gens ne le font pas exprès, c’est plutôt une forme d’inconscience, de fermeture à l’autre, la même que celle dont on fait preuve envers ceux dont nous sommes redevables. Quand je suis fâché, je me dis ça parfois : « et toi, tu n’as jamais été ingrat ? ». en général, ça me calme, momentanément du moins.

  5. MPG
    15 juin 2009

    Les épreuves nous en apprennent long sur nos faiblesses.
    Simone de Beauvoir dans « Une Morale pour l’Ambiguité » dédie toute une partie de son livre aux échecs. Pour elle, ils sont indispensables, voir nécessaires pour mieux se connaître, se comprendre, et apprendre.
    Même si, pour certains, on peut se dire qu’on s’en passerait bien, finalement si on ne se laisse pas envahir par eux, on en ressort plus fort, enrichi, plus savant.
    Mais voilà, comment les surpasser, les comprendre ?
    M’apparaît de suite des démarches intérieures indispensables : savoir se remettre en question, la sincérité vis-à vis-de soi-même, avoir la volonté de faire quelque chose pour vivre mieux.
    1) Dépasser nos échecs en comprenant mieux nos faiblesses. Cela nous aide à ne pas répéter les mêmes erreurs.
    ex: agir avec précipitation:
    Si nous ne nous donnons pas le temps de prendre de la distance avec une situation, nous risquons de mal l’appréhender. Pour constater cela il faut plusieurs fois avoir vécu, la vérité de cette constatation; vexer quelqu’un pour ne pas avoir pris le temps de choisir le bon moment, ou de lui dire d’une autre façon ferme mais avec douceur et bienveillance, avoir mangé un sandwich en quatrième vitesse qui bouchonne l’estomac etc…, la variété des situations liées à la précipitation est infinie et contextuelle et plus ou moins grave.
    Dans le premier cas est-ce la négligence qui nous a motivé, la maladresse, ou autre chose ? Ne pas prendre son temps avant de s’engager dans une histoire ou les enjeux sont importants peuvent avoir des conséquences pénibles. Pourquoi ne pas avoir pris cette distance, qu’est-ce qui ‘intérieurement est devenu impérieux ?
    2) En quoi gagnons-nous de reconnaître ce qui nous a fait déraper.
    On a repérer quelque chose qui met un frein à vivre mieux à faire moins d’erreurs, à moins souffrir et faire souffrir; on devient attentif à ne plus recommencer on renforce et agrandit notre perception des choses et des situations. Les épreuves qu’on affronte nous aident à regarder à l’intérieur de nous afin d’aiguiser notre volonté à mieux vivre en nous et parmi les autres.
    La recherche pour être plus heureux en sachant qu’on est plus heureux lorsqu’on propage nous-même plus de bonheur, en luttant contre notre égoité
    Le bonheur est-il notre moteur pour transcender nos faiblesses?

  6. MH
    17 juin 2009

    Merci pour ces beaux échanges…

    J’ajouterais que c’est aussi ‘l’utilité’ de mon geste qui a pris de l’importance, depuis qqs temps. En effet, je lutte contre un tendance désastreuse pour le quotidien d’être bien trop perfectionniste !
    (et le pire : ‘fière de l’être’ !) 😉

    Alors, avant chaque geste de ‘correction’ je me pose la question ‘est-ce vraiment utile ?’ et ça devrait marcher…

    Je deviens aussi moins exigeante avec mes proches… ce qui leur rend la vie plus supportable !

  7. LD
    23 octobre 2009

    @MPG
    Autre utilité de l’échec : nous rappeler qu’on est faillible, imparfait, par conséquent inapte à juger autrui. Comment peut-on se permettre de juger alors que nous échouons si lamentablement et si souvent? Dans mon cas, l’échec me rend moins orgueilleuse, plus humble et tolérante. Ne dit-on pas l’erreur est humaine et le pardon divin?

  8. Roxanna
    22 juillet 2011

    Je remarque que se forme un cercle vertueux entre les trois axes : l’attention à la source conduit naturellement à lutter contre ce qui est contraire à l’éthique (si l’attention est pure et sincère), cela rend naturellement allergique aux pulsions négatives du soi impérieux ; on a ainsi plus spontanément soif de bien, et d’envie de rendre service à autrui car on sait que cela plaît à Dieu.

    Cela me rappelle également le fait que nous avons des devoirs envers 3 personnes différentes : Dieu (en portant son attention vers lui), nous-même (soigner notre âme grâce à lutte contre le soi impérieux) ainsi qu’autrui. Et ces 3 axes nous permettent d’accomplir les devoirs correspondants.

  9. radegonde
    11 décembre 2011

    article à relire régulièrement pour mettre les idées au clair!!!

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