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Les schémas du moi et leurs effets pratiques : lorsque l’esprit devient palpable
21 mai 2018
Dans les chapitres 4 et 5 de la nouvelle édition de La Voie de la Perfection, Bahram Elahi présente un modèle de l’âme humaine ou de ce qu’il appelle également notre moi réel, modèle dont il avait déjà donné un aperçu sur ce site. L’âme, à l’instar du corps, y est présentée à travers des schémas de type anatomique, comme un véritable organisme : un organisme psychospirituel dont il s’agit, pour ceux qui aspirent à perfectionner leur humanité, de connaître et de contrôler les différentes puissances.
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La réalité de l’homme : conférence de Bahram Elahi – extrait 3
23 mars 2015
Logés dans le cocon de notre ego, nous sommes semblables à des vers à soie. Bahram Elahi développe les implications à la fois métaphysiques et éthiques de cette image frappante. Il montre, schémas à l’appui, que la réalité du « moi » est constituée d’une pluralité de fonctions et de niveaux de conscience en interaction dynamique, dont témoigne la polarité qui oppose le « moi conscient de surface » et le « moi conscient profond » (ou « guide intérieur »). Quelques idées-clés pour briser le cocon…
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Quel autre monde pour mon âme ?
Quelques heures avant son exécution, Socrate confiait à l’un de ses disciples qu’il n’y a rien à craindre dans la mort pour l’ami du savoir. Car s’il est vrai que le corps n’est pour l’âme qu’un tombeau, une forme d’inconscience dont la mort nous délivre, qu’y a-t-il à craindre pour celui qui a consacré sa vie à rechercher la vérité et la justice ?
Cette croyance en une survie de l’âme après la mort est sans aucun doute l’un des traits caractéristiques de la plupart des spiritualités. La mort y est perçue comme la séparation de l’âme de son enveloppe terrestre, elle est un passage et non une fin. Mais vers quel autre monde ce passage nous mène-t-il ?
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Une spiritualité sans ascèse est-elle possible ?
Les discours spirituels en vogue mettent volontiers en avant la nécessité d’un développement complet et harmonieux de la personne humaine, intégrant toutes les dimensions de l’existence. Mais dans l’esprit de la plupart de nos contemporains, l’idée de vie spirituelle demeure associée aux contraintes d’une discipline religieuse, et donc aussi aux notions de renoncement et de privation, sinon de souffrance. On se dit que la vie spirituelle ne peut être que réservée à une élite, à une humanité hors du commun, capable d’endurer les rigueurs de l’ascèse, à l’image des moines ou des fakirs. Cette vision des choses doit beaucoup à une certaine interprétation du mysticisme : la spiritualité, en tournant l’homme vers l’esprit, le détournerait nécessairement du corps ; pire même, elle verrait dans le corps un ennemi, un élément étranger dont il conviendrait de se défaire pour que l’âme puisse atteindre la connaissance. Toute une tradition néoplatonicienne, plus ou moins bien comprise, semble enseigner ce déni du corps. On comprend que, les mentalités évoluant, cette conception de la vie spirituelle ait suscité une sorte de réaction allergique. Est-il étonnant, dès lors, que nous soyons si peu enclins aujourd’hui à nous soucier de notre âme, en dehors du cadre restreint offert par le cabinet du psy ?
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Excursions dans mon moi conscient profond
Nous vivons dans notre ego…enfin, vous, je ne sais pas, mais moi, cela est certain. C'est ce qui m'est apparu après avoir écouté, puis réfléchi à la distinction faite ici entre moi conscient de surface et moi conscient profond. Le moi conscient de surface, c'est mon moi envahissant, mon moi à la recherche de la reconnaissance des autres, ce moi qui veut qu'on m'aime, qu'on m'admire, qui veut tout pour moi et rien que pour moi, qui se vexe à la première occasion, qui monte sur ses grands chevaux à la moindre critique, qui se voit au centre du monde avec tous les autres à la périphérie, qui pense avoir mieux compris que les autres, qui redoute d'être relégué à la seconde place et voit d'un mauvais œil la réussite de son rival, qui se repait des compliments et s'en souvient avec délectation, qui imagine qu'on lui doit attention, considération, écoute… Ce moi, c'est mon moi spontané, automate qui, poussé par une force instinctive, me porte naturellement à tout ramener à moi, à tout comparer à moi et à ne tenir compte des autres que pour autant qu'ils me sont utiles à moi et à l'image que je souhaite afficher. Ce moi que je suis 99,9999% du temps n'est pas mauvais en soi : il s'inquiète aussi de ma conservation, de mon bien-être et de ma progression dans le monde. Sans lui, il me serait difficile de m'occuper de mes enfants, de m'engager dans la société et de m'y rendre utile. Il le devient pourtant quand il cherche à satisfaire son désir d'expansion au détriment d'autrui et que ses désirs et ses préoccupations envahissent ma pensée au point de me faire oublier les besoins et les aspirations de mon Moi avec un grand M, dont Bahram Elahi dit là qu'il est notre vrai Moi.
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