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Éléments pour une pratique de la prudence
Des vertus cardinales héritées des morales de l’antiquité, la prudence est aujourd’hui celle qui est le moins naturellement associée à l’idée de morale. Le mot a même pris des connotations négatives : il évoque plutôt une forme de calcul ou de frilosité peureuse, voire une incapacité à vivre pleinement et passionnément sa vie. L’homme prudent, bien loin du sage aristotélicien, serait un triste sire, un mollasson et irrésolu dont l’existence exclurait toute prise de risque et toute fantaisie. Le dictionnaire est pourtant moins sévère.
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Ce silence qui est d’or…
Parler à bon escient ? S’obliger à garder le silence ? On dit que le silence est d’or, mais il existe aussi des silences coupables.… En la matière, les situations sont si diverses qu’il est à première vue difficile de fixer une ligne générale. A défaut d’une recette miracle, on peut du moins tenter un début de taxinomie.
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Paroles, paroles…
Dans un précédent article, « s’engager à dire le bien », avait été évoquée la place centrale de la parole dans la pratique spirituelle et un cadre pratique avait été proposé. Il est évident que toute parole n’est pas négative – ni tout silence positif. Mais dans l’optique d’une pratique spirituelle visant à identifier les manifestations du soi impérieux, nous nous attachons ici à utiliser les paroles que nous prononçons au quotidien comme autant de symptômes permettant de l’identifier et, partant, de mieux le combattre.
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Lutter contre la médisance
Dans le cadre d’une pratique sur la parole positive, j’ai essayé de lutter pendant quelques mois contre la médisance. Comme toute pratique, celle-ci commence par une réflexion théorique. Ostad Elahi définit la médisance de manière relationnelle : est médisance (qeybat), tout ce que l’on dit d’une personne derrière son dos, mais que l’on ne se permettrait pas de dire en sa présence. Comme l’écrit Soudabeh Marin : « La médisance est donc parole sur l’absent. Du reste, le mot qeybat lui-même traduit précisément cet état de fait car il a une double signification : d’une part la médisance, et d’autre part l’absence ». La pratique se poursuit par une investigation des symptômes (quelle forme prend chez moi la médisance ? Dans quelles situations-types ?) et des causes (qu’est-ce qui en moi fait que je médis ?), avant d’engager la lutte en tant que telle.
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S’engager à dire le bien
Pour que notre intention devienne « arbre de bienfaisance », nous devons la cultiver, et cela commence par la parole. Au début de ce que Bahram Elahi appelle la pratique in vivo, soit la lutte contre le soi impérieux et la mise en œuvre concrète des vertus humaines, dans la vie de tous les jours et au contact des autres, il y a la parole. Ce qui a d’extraordinaire, avec la parole, c’est qu’elle est, justement, ordinaire. Cela veut dire qu’à chaque instant de ma vie, je peux, choisissant de prendre la parole (ou, singulièrement, de la réprimer en faisant silence), accomplir un acte d’humanité.
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